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Sacristain

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Le site qui sonne les cloches

On a posé un lapin au Pape

benoit-xvi-a-parisJe suis un garçon assez naïf par nature. Et je jure devant Dieu que c’est entièrement de ma faute : je ne suis même pas né comme ça, je me suis efforcé de le devenir. C’est bête, je sais ; pourtant il m’arrive, certains matins en prenant ma douche, d’être assez fier de ma naïveté. Elle est encore toute propre et pas trop usée, elle me va bien je trouve. Bon, le seul truc un peu caca dans tout ça, il faut bien l’avouer, c’est qu’elle ne sert pas souvent…

Tenez, par exemple : je l’avais sortie, peignée et bien habillée, il y a tout juste un an. J’étais fier de me la trimbaler dans Paris parce que le Pape était en train de faire une tournée triomphale en France, et ma naïveté me disait toute contente que le vent était peut-être en train de tourner, que le (prétendu) « panzer cardinal » allait enfin paraître pour ce qu’il était : un intellectuel certes plus Allemand que Bavarois dans les manifestations de son caractère, mais rempli de sagesse, de douceur et – accessoirement – de Dieu. Ma naïveté, elle disait : « un chic type », ce qui revient finalement au même.

Et il faut bien reconnaître qu’elle avait des raisons de s’esbaudir : on avait certes eu droit, avant l’arrivée sur le territoire de celui dont le principal défaut était finalement d’avoir succédé à Jean-Paul II, à quelques polémiques étriquées et en retard d’un siècle sur la laïcité (c’est tout de même amusant que ceux qui sont les premiers à reprocher à l’Église son manque de modernité soient aussi ceux qui en ont la vision la plus passéiste – ceci était une parenthèse), mais un vent différent avait commencé à souffler dès que l’avion papal s’était posé. D’un seul coup, ils étaient tous là, à se presser à l’Élysée ou aux Bernardins pour écouter le charismatique et déjanté1 Benoît XVI. Tous, sans exception : ceux qui allaient à peine quelques mois plus tard lui cracher à la figure.

Ma naïveté n’y pensait pas, elle ne savait pas encore qu’on allait rejouer bien vite les Rameaux de Jérusalem transformés en flagelles. Oh, je ne nie pas qu’il peut y avoir une certaine élégance, quand on est pape, à suivre un itinéraire qui nous pousse à nous conformer, d’une certaine façon, au Christ. Mais on ne m’enlèvera pas de l’idée que l’homme est parfois bien sensible aux tremblement du vents ; si prompt à oublier ses louanges pour les changer en cris d’orfraies. Des mollards contre un peu de morale, voilà ce que ça allait être. Ma naïveté n’en savait encore rien ; elle ne l’imaginait pas. Ma naïveté est naïve, je sais.

Aux Invalides, ils ont été deux cent cinquante-neuf mille neuf cent quatre-vingt-dix-neuf autres (le deux cent soixante millième, c’était moi) à écouter une homélie vivifiante qui les mettait en garde contre le culte des idoles. Combien s’en souvenaient seulement le lendemain matin, quand la radio leur annonçait le début d’une grande crise économique qui allait changer tant de choses ?

C’était il y a tout juste un an, c’était chez nous, mais cela semble tellement loin… Une visite qui devait être revitalisante pour les catholiques français ; a-t-elle été complètement étouffée dans les mois qui ont suivi ? On la qualifiait de succès à ce moment-là, elle sonne aujourd’hui étrangement comme un rendez-vous manqué. Pire : comme un premier rendez-vous qui s’est terriblement bien passé, mais qui n’a pas eu de suites parce que nous n’avons jamais rappelé. Et qu’on ne se méprenne pas : les polémiques qui ont tonné autour du Pape au printemps ne sont pas la raison de ce « lapin ». Dans leur déroulement, elles n’en sont que l’illustration, la démonstration implacable d’un mépris qui voudrait que ceux qui se pressaient hier pour écouter Benoît XVI sont ceux qui ne prendront même pas la peine de l’écouter aujourd’hui.

L’ami Koz me souffle que, pour faire bonne mesure, je ne peux pas exclure qu’au printemps dernier, les couacs à répétition en provenance directe du Vatican n’ont pas dû aider certains à avoir envie de rappeler. C’est une bonne remarque ; je le note donc. Mais zut ! quand une personne nous a plu au premier rendez-vous, est-ce qu’on va s’empresser de l’oublier juste parce qu’on l’a croisée une fois dans la rue avec un t-shirt pourri ? Pire : parce que quelqu’un nous a dit que c’était une habitude chez elle de s’habiller comme un sac ? Alors peut-être que des maladresses de communication valaient bien de retourner quand même boire un verre, juste pour voir si le fond ne l’emportait pas, question intérêt… Parce si on a vraiment pensé qu’on pouvait s’entendre avec quelqu’un, on lui donne au moins une chance. Mais voilà : on n’a pas rappelé.

Ainsi, donc, ma naïveté a eu bien peu d’occasion de remettre ses habits neufs durant l’année. Et pourtant, pourtant… il ne sera pas dit que cette visite est restée sans fruits. Pour ma part, j’entends quand même sonner des cloches : ding-dong, ding-dong !



  1. Cette délicieuse expression est de Koz, à qui je pique décidément un peu trop de trucs en ce moment… []




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39 Commentaires

  1. Oh que je me sens aidé, moi votre prochain proche, dans ma littérature. J’ai chaussé mes lunettes après avoir appris en écoutant Radio Notre Dame, l’existence d’un certain blog (un de blus) nommé sacristain. J’avoue que je n’aime pas lire et que je comprend encore moins ce que lis (état dépressif renforcé par une camisole chimique pour endormir ce qui me sert de neurones).

    Alors comme çà votre naïveté avait des raisons de s’esbaudir ? Tiens tiens Comme il cause bien mon prochain ! Je ne connaissais pas encore l’existence de ce mot. Que de mots, que de meaux ! disait chépluki . Mon Petit Robert doit-être trop vieux ! Est-ce beau dire ? Est-ce beau dire ? Moi, çà me fait bondir Bon dieu ! J’aimerai bien savoir ce que cache ce terme. Est trop dire ?

    Rantanplan

  2. <<  |  <  |  >  |  >>  |  Lui répondre  |  Citer ce commentaire

    @Rantanplan, vous en saurez plus ici : http://www.la-conjugaison.fr/du/verbe/ebaudir.php

  3. <<  |  <  |  >  |  >>  |  Lui répondre  |  Citer ce commentaire

    Cher Edmond Prochain,

    D’abord, merci pour cet article. Ensuite, j’ai juste envie de vous dire : « bienvenue dans notre société de consommation, où le zapping est roi! » J’espère que ça n’a pas été une découverte pour vous ? Aujourd’hui, tout va très vite et tout se zappe : les modes, les sujets importants, et les opinions sur le Pape!

    Ce qui fait la une des journeaux un jour est oublié le lendemain. Ce qui est un sujet politique brûlant est traité d’abord médiatiquement en 2 ou 3 jours, puis politiquement en quelques semaines. Notre président actuel est la caricature politique de ce zapping incessant.

    Plutôt que de se battre contre ce zapping, je crois qu’il vaut mieux aller dans son sens. Et ce blog en est un très bon exemple! Je crois qu’un de vos buts était d’assurer une présence permanente catholique sur le Web ? C’est finalement ça le plus important. Vous voyez, je pense qu’il est aujourd’hui plus efficace de rédiger quotidiennement un billet d’humeur où il n’y aucun fond réel (comme celui que vous avez écrit aujourd’hui…pardon) que de se taper une analyse de fond de tous nos problèmes contemporains que personne ne lira. Le zappeur forcené de base vous zappera toujours, mais si vous êtes là tous les jours il finira bien par s’intéresser à vous! Vous avez un peu une vocation de mauvaise herbe : toujours là, toujours visible, et même si ça emmerde ceux qui vous lisent.

    Finalement, cette inconstance permanente que vous dénoncez (pour vous, c’est « poser un lapin », pour moi c’est « zapper ») constitue la raison d’être de votre blog. Paradoxal, peut-être… mais je crois que vous allez dans le bon sens.

    Avec mes prières,

    Gnagnagna

    PS : vous avez bien sûr le droit de zapper mon commentaire… faut que je reste cohérent.

  4. <<  |  <  |  >  |  >>  |  Lui répondre  |  Citer ce commentaire

    Merci, Edmond, vous dites vraiment bien ce qui nous a tous frappés, je crois.

    Peut-être que je me rassure un peu facilement, mais j’ai l’impression que Benoît XVI vit à sa manière le chemin de Croix d’à peu près tous les Papes récents. Pie XII, surtout après sa mort, Paul VI, surtout de l’intérieur de l’Eglise. C’est particulièrement spectaculaire chez Jean Paul II, jusqu’à son agonie et sa mort qui a été le moment de son triomphe. Jean XXIII, c’est moins évident, peut-être pour des raisons simplement chronologiques.

    Au fond, il leur arrive ce qui arrive d’une manière ou d’une autre à tous les saints, mais c’est beaucoup plus visible et même spectaculaire chez un pape. On n’est pas encore dans la gloire, même si elle se laisse pressentir par moment. J’ai parfois l’impression que Dieu « utilise » les papes pour nous montrer ce que c’est que le chemin de la sainteté.

    Finalement, les couacs, il y en sûrement eu, cela arrive forcément et ce n’est pas la peine de chercher à en faire. Mais je crois que ce sont vraiment des explications secondaires, des cause accidentelles, et que si les choses n’arrivaient pas d’une façon, elles arriveraient d’une autre. En tout cas, si je pouvais me le permettre de préférer, je préférerais largement un pape qui sans être suicidaire accepte le risque de l’incompréhension à un pape qui chercherait surtout à plaire. Mais c’est l’Esprit saint qui choisit à travers la sagesse de cardinaux et cela fait un bon moment qu’il nous gâte particulièrement, peut-être parce que notre époque en a besoin.

    En tout cas, merci beaucoup pour ce billet.

  5. <<  |  <  |  >  |  >>  |  Lui répondre  |  Citer ce commentaire

    Je partage assez ton sentiment, Edmond. Je me souviens de cette célébration aux Invalides. Je me souviens des écrans géants sur lesquels nous voyions défiler une bonne partie du gouvernement. Ce n’était pas désagréable. Un an après, il est difficile de ne pas penser que certains n’étaient là que parce que, politiquement, c’était the place to be. Combien, parmi ceux qui l’ont écouté ce jour-là, ou la veille aux Bernardins, ont déclaré plus tard qu’il était complaisant avec l’extrème-droite, que ses propos étaient « criminels », ou qu’il « posait problème » ?

    Et parmi nous, catholiques, combien ont, de façon bien compréhensible, baissé la tête sous les « coups » ?

    On a bien tenté de rétablir ce que nous pensons être la bonne version mais, effectivement, soyons honnête : le « bénéfice » de cette visite a été perdu, gâché.

    Il faut maintenant regarder de l’avant, remonter la pente, ne pas oublier toutefois, et ne pas renoncer à mettre en avant, visiblement mais paisiblement, ce qui, une fois le vent passé, conforte la position du Pape, mais était inaudible alors.

    @ armagilus: il ne faudrait pas toutefois qu’il y ait de la résignation : « après tout, puisque nous devons souffrir…« . Mais il est clair que, de toutes façons, on trouve toujours quelque chose à leur reprocher : Jean-Paul II était trop médiatique, c’était un comédien, un acteur… et maintenant, on nous explique que Benoît XVI n’a pas le charisme de Jean-Paul II ! Il faut essayer de tracer notre chemin sans nous soucier excessivement de tout cela. On ne peut pas en faire abstraction, mais il ne faut pas y attacher plus d’importance que nécessaire.

  6. <<  |  <  |  >  |  >>  |  Lui répondre  |  Citer ce commentaire

    @ Est-ce beau dire ?:

    J’aime énormément ce verbe, trop inusité à mon goût, mais qui a tellement plus d’élégance que d’autres mot par lequel il pourrait être remplaçé (!) Merci à Edmond Prochain de l’utiliser! L’origine en serait le mot Baudet, d’après une explication que je n’ai pas retrouvée sur Internet, mais en voici une autre quand même.

    ESBAUDIR, s’Esbaudir (Page 381) ESBAUDIR, s’Esbaudir. v. n. p. Se resjoüir avec excés, & tesmoigner sa joye en dansant, sautant ou de quelqu’autre maniere semblable. Il est bas, & ne s’employe qu’en raillerie. Il est aussi actif. S’esbaudir les esprits.

  7. <<  |  <  |  >  |  >>  |  Lui répondre  |  Citer ce commentaire

    Je pense qu’il ne faut pas trop se fier aux chiffres, à ce que disent les médias sur le pape et son influence. Il est pour moi comme un iceberg: je vois son coté médiatique (sa cote de popularité..), ses discours (quand je vais les lire !!) mais la partie la plus importante me dépasse, il s’agit de la partie caché de l’iceberg (que je sais être conduit par l’Esprit Saint) et qui me fait dire le dimanche : »je crois à la Saint Eglise catholique ». Ainsi, j’essaye de garder à l’esprit l’Esprit (hum… quel jeux de mots!!) qui me rappelle que les mesures de Dieu ne sont pas celles des Hommes.

  8. <<  |  <  |  >  |  >>  |  Lui répondre  |  Citer ce commentaire

    Je suis d’accord, sur la mémoire courte. Pour moi qui suis un vieux de la vieille, je souris toujours lorsque j’entends dire « Benoît XVI est plus conservateur que Jean-Paul II ». Ah Jean-Paul II qu’est-ce qu’il était cool. On a oublié les drames de la théologie de la libération, les interdictions d’enseigner signifiées à quelques théologiens, la « reprise en main » des Jésuites au début du pontificat, et déjà, oui déjà, les polémiques sur le préservatif. Et j’en passe.

    D’accord aussi avec Isabelle : la face immergée de l’iceberg Benoît XVI, c’est les foules qui l’ont accueilli à Paris, et qui seront encore là, c’est sûr, s’il revient.

  9. <<  |  <  |  >  |  >>  |  Lui répondre  |  Citer ce commentaire

    Je suis d’accord sur le principe qu’il ne faut pas jeter le bébé avec l’eau du bain et que c’est pas parce que Ben a fait des bourdes qu’il faut le bannir définitivement. Ceci dit, c’est pas non plus parce qu’il a fait des supers discours + homélies il y a un an que ces actes et ses paroles sont sans conséquences par la suite. On a l’impression, à te lire, que c’est en partie la faute de ceux qui ont flagellé le pape au printemps dernier si sa côte de popularité a baissé. Mais en premier lieu, c’est bien Vatican (parce que pour moi la responsabilité appartient à toute la curie quand même) qui a donné les bâtons pour se faire battre! On demande au gens, de l’ouverture, d’être compréhensifs etc…et ils veulent bien aller faire les beaux aux Bernardins et aux Invalides. Mais bon, si quelques mois plus tard, on marche à reculons, on ne peut pas dire aux gens « ah ben tiens, vous ne nous suivez plus là? « 

  10. <<  |  <  |  >  |  >>  |  Lui répondre  |  Citer ce commentaire

    J’adore vos textes, franchement, qui décapent! Mordants, différents. Merci!

    Par contre, ici, je sens un brin d’amertume… Et l’on sait que l’amertume mène au découragement, le découragement au désespoir et le désespoir c’est la spécialité de celui contre lequel les chrétiens livrent leur combat…

    Courage mon frère, le Christ a vaincu la mort… les médias malveillants et ceux qu’ils influencent ne perdent rien pour attendre. La victoire est garantie… à la façon de Jésus-Christ! Son royaume n’est pas de ce monde…

    Naïveté ou espérance? Moi j’opte pour l’espérance!

  11. <<  |  <  |  >  |  >>  |  Lui répondre  |  Citer ce commentaire

    Je suis une jeune fille naïve, par nature. Très naïve. On dit même que je vis au pays des Bisounours. Un lieu bien sympathique par ailleurs. Mais ma naïveté n’a pas du tout vécu le même enchainement que toi. Elle était, comme la tienne, bien contente de ce voyage. Elle n’était pas dans les rues parisiennes quand le pape en a foulé le sol mais elle suivait, elle écoutait les discours. Une rencontre à distance mais qu’elle a ressenti comme « un bon premier rendez-vous ».

    Mais pour ma naïveté, le second rendez-vous a bien eu lieu. Certes, il a été mouvementé et c’est bien pour cela qu’il était aussi important que l’autre. Il a été la découverte d’un désaccord, il a été l’instant d’une incompréhension qui s’est mue en protestation.

    Pour continuer ta métaphore, moi et ma naïveté, on trouve que c’était dur ces derniers mois, on trouve que ça l’est toujours d’ailleurs. Mais combien de catholiques ont justement relevé la tête pour dire leur foi à ceux qui ont lu trop vite, trop mal, pendant cette période, et ont expliqué inlassablement, décrypté à tout va pour leurs proches ? Combien de catholiques se sont replongés, avec ou sans en avoir conscience, au cœur même de l’Evangile et ont, à mes humbles yeux, pratiqué les enseignements de Jésus en exprimant (parfois plus ou moins maladroitement) la correction fraternelle ?

    Et finalement, ce que ma naïveté retient, c’est le « ah oui, j’avais pas toutes les informations » d’une amie anticléricale changée après avoir lu une lettre de Mgr Hippolyte Simon, le « mais alors qu’est-ce qu’il y a dans l’Evangile sur la contraception ? » de ma petite sœur de 20 ans sortie de l’église depuis longtemps et surtout le « depuis tout ce temps, tu m’avais jamais parlé de ta foi… dis m’en plus » de quelques curieux.

    Cela dit, on t’invite quand tu veux, toi et ta naïveté, dans notre pays des Bisounours qui n’est probablement pas très loin de chez toi.

  12. <<  |  <  |  >  |  >>  |  Lui répondre  |  Citer ce commentaire

    @ Koz. J’ai peut-être été un peu unilatéral. Non, pas de résignation ni de masochisme. Je trouve que le Mystère pascal transparaît assez souvent dans le ministère des papes et que ce n’est pas totalement un mauvais signe. Ce n’est bien sûr pas une raison pour mener une stratégie de l’échec volontaire. Je n’imagine pas Benoît XVI dire les choses les plus horribles pour bien être mieux configuré à la Croix du Seigneur. Il faut en même temps se méfier que nos critères ne soient pas seulement ceux de la réussite immédiate. Un pape soumis à des conseillers en communication m’inquiéterait beaucoup et les retours de bâtons seraient encore plus violents à la longue. Sur la souffrance, il y aurait trop à dire… Enfin, je crois bien qu’on est d’accord.

    @ Espérance. Oui, pas d’amertume ! Ressentir douloureusement c’est une chose, cultiver l’amertume c’en est une autre. On a vécu une période assez décapante mais il y a des raisons fortes et précises d’espérer, ne serai-ce que la façon dont nous avons traversé ces évènements. C’est souvent dans les périodes « critiques » que les grandes choses se passent et on le voit plus tard. Nous sommes des myopes posés sur un tout petit morceau de l’histoire.

  13. <<  |  <  |  >  |  >>  |  Lui répondre  |  Citer ce commentaire

    armagilus a écrit:

    Enfin, je crois bien qu’on est d’accord.

    Oui. Je ne contredisais pas, je faisais un « libre commentaire » ;-)

  14. <<  |  <  |  >  |  >>  |  Lui répondre  |  Citer ce commentaire

    Je sens que, sur ce blog, je vais me régaler… Le style, les idées, les commentaires, tout me déplait. Merci. Il va juste falloir que je n’oublie pas de bosser dans la journée !

  15. <<  |  <  |  >  |  >>  |  Lui répondre  |  Citer ce commentaire

    Zara a écrit:

    Le style, les idées, les commentaires, tout me déplait.

    Au moins, c’est franc. :lol:

  16. <<  |  <  |  >  |  >>  |  Lui répondre  |  Citer ce commentaire

    @ Koz:

    Quelle terrible erreur ! Je voulais dire « tout me plait ! »… Mince alors… on ne peut pas revenir en arrière. Je me sens terriblement cruche, là… c’est ça de commenter alors que l’on est au boulot !

  17. <<  |  <  |  >  |  >>  |  Lui répondre  |  Citer ce commentaire

    @ Gnagnagna: Dans la mesure où j’en vis aussi d’une certaine façon, je n’ignore évidemment pas la dimension de « zapping » omniprésente dans notre société. Mais comme je l’ai dit, je suis un grand naïf qui veut croire que cette réalité pourrait parfois être dépassée… C’est idiot, je sais bien, mais c’est comme ça !

    @ Espérance: Pas d’amertume ici, rassurez-vous ! Je peux donner cette impression car, effectivement, j’exprime une déception, mais juste après avoir publié un billet qui en appelait à la « capacité d’enthousiasme », j’aurais un peu de mal à assumer un article d’amertume pure ! ;-)

    @ lepetitchose: Pour moi, ce que tu appelles le « second rendez-vous » a été manqué parce qu’il n’a absolument pas bénéficié de la bonne impression du premier. Qu’il ait révélé un désaccord, je pourrais accepter cette idée si les paroles de Benoît XVI avaient simplement été écoutées au printemps. L’enthousiasme créé par sa visite aurait, au minimum, pu inciter à lui accorder le bénéfice du doute et à regarder de plus près ses déclarations. Ce qui n’a pas été le cas. C’est pour ça que je parle de « lapin ». Mais qu’il y ait eu aussi des bienfaits, là, on est d’accord !

  18. <<  |  <  |  >  |  >>  |  Lui répondre  |  Citer ce commentaire

    « le «bénéfice» de cette visite a été perdu, gâché. » : je ne pense pas; je crois que la suite est logique. Il dit des choses qui gênent, en gros: « le vagabondage sexuel n’est pas une bonne solution », et la levée de boucliers montre juste qu’il a touché là où ça faisait mal… si c’était pour dire des banalités, il ne serait pas Pape. Si le chemin ressemble à celui du Christ, c’est parce qu’il s’oppose à ce qui est enraciné dans l’homme, le péché, le repli sur soi, l’égoïsme, et que l’homme a tellement peur de lâcher, parce qu’il n’a rien d’autre. Mais le travail de fond se fait, de proche en proche, des tas de gens ont découvert une autre façon de parler, se sont informés, ont eu un terrain pour échanger (ce qui, en France, était la plus cruelle lacune depuis 1901), on a pu parler de notre foi comme jamais auparavant, … je crois qu’il a transformé une assemblée de « cathos confits en dévotion » en une nuée de témoins, et que nous aussi, ça nous touche là où ça fait mal: on était tellement bien, entre cathos, le 14 et le 15… Mais on voit bien, que notre place est plutôt ici ou là, à annoncer, à enseigner, à témoigner. On se le dit toujours, que si c’est pour rester entre nous et prêcher des convaincus, ça ne sert à rien, et même, on devient un peu neuneus… là, au moins, on est poussés dehors par la violence des attaques, et c’est bien qu’on soit dehors.

    ces gens qui ont critiqué le Pape n’en avaient sans doute jamais seulement parlé avant; et ne l’avaient jamais écouté. Il vaut mieux une phrase du Pape huée que pas de phrase du Pape du tout, car des tas de gens, au moins, l’ont entendu. Et les silencieux sont plus nombreux que les « hueurs ».

    Je me demande, par exemple, l’image des catholiques que les musulmans ont pu découvrir à travers les propos d’un Pape qui vantait l’abstinence avant le mariage et la fidélité après: eux qui associent en général chrétiens et occident décadent…

    non, le bénéfice est bien là, mais pas en confiture comme on l’aurait voulu… son discours du 14 a été entendu par les 260 000, les autres paroles ont été entendues par 60 000 000. (les explications des paraboles de Jésus étaient entendues par les 12 seulement, les 5000 ne comprenaient pas tout…)

    Et puis, il est venu en France un 14 et un 15 septembre, ce n’est sûrement pas un hasard non plus…

    (et je ne suis pas une spécialiste de l’Espérance, pourtant!)

  19. <<  |  <  |  >  |  >>  |  Lui répondre  |  Citer ce commentaire

    @ do: Entièrement d’accord! Sauf avec le « (et je ne suis pas une spécialiste de l’Espérance, pourtant) »… Si vous ne l’étiez pas avant, vous l’êtes maintenant!

  20. <<  |  <  |  >  |  >>  |  Lui répondre  |  Citer ce commentaire

    N’ayant pas eu la chance de vivre de près cet événement qu’à été la venue du Pape à Paris, j’ai plaisir à lire ton billet qui ne vient que conforter un sentiment déjà  » à l’époque » malgré la distance kilométrique bien réel.

    De Nantes je n’ai assisté à « ça » que de loin (j’veux dire que je n’étais pas physiquement sur cette place :’( snif), jérusalem la passion les crachats, la cruxifiction de tous ceux qui osait penser comme lui, alors que quelque mois avant on avait osé leurs dires (à ces même gens) « finalement c’est un bon pape votre pape » et déjà là ça faisait mal, tout le monde est humain et fait des erreurs certes certains moins que d’autre ou n’ont pas le droit d’en faire (de parts leurs statuts hiérarchiques il paraît pfff) mais n’empêche que bon et si on lui laissait une chance (même et surtout nous qui petites brebis (chèvres !!! oups pardon ;) lol) pour certaines ont été les premières à imager le reniement de PIERRE) finalement si il est là c’est bien qu’y a une raison non???

    j’dis ça mais j’dis rien en fait ^^ Je pense (panse) mes propres plaies en ésperant qu’à la source d’eau vive elles ne soient pas trop longues à guérir tout en suivant un certain ST et en « ESPERANT CONTRE TOUT ESPERANCE  » toujours toujours et là Edmond j’me dis qu’on doit avoir la même « naïveté » mais ça ça me plaît achement (même si elle sert pas tous les jours et qu’elle ne plaît pas à tout le monde)

    bonne journée à tous!

  21. <<  |  <  |  >  |  >>  |  Lui répondre  |  Citer ce commentaire

    Bonjour Je m’inscris avec grand plaisir à ce blog. slz signifie Simon le Zélote, qui est l’apôtre que je préfère. J’aime bien aussi les autres, surtout Lazare, et ses soeurs…. et les autres…. En fin bon, je choisis slz.

  22. <<  |  <  |  >  |  >>  |  Lui répondre  |  Citer ce commentaire

    @ armagilus:

    Même Jean XXIII fut finalement décrié par toute une partie de l’Eglise quand il annonça sa volonté de rassembler un concile. L’annonce de l’aggiornamento a fait dire à certains cardinaux de la curie qu’l faudrait des années à l’Eglise pour se remettre de ce pontificat… Comme quoi chaque Pape depuis Pie XII a été un exemple de ce chemin de sainteté dont parle Armagilus

  23. <<  |  <  |  >  |  >>  |  Lui répondre  |  Citer ce commentaire

    C’est possible, et Emmanuel Pic n’a pas tort de rappeler aussi que Jean-Paul II n’a pas été épargné, loin de là. Il faut aussi se souvenir des éternels appels à la démission de ceux qui n’étaient, pourtant, pas catholiques. Cela étant, que Benoît XVI y prête le flanc ou non, lorsque l’on voit des rapprochements faits quasi-systématiquement avec les Jeunesses Hitlériennes (que certains medias que l’on n’attend pas forcément là ont toutefois contribué à dissiper), cela donne toutefois le sentiment d’une violence singulière. Ajoutons à cela aussi la condamnation par le Parlement Belge, les propos de nos propres hommes politiques etc. C’est tout de même une mise au pilori violente.

  24. <<  |  <  |  >  |  >>  |  Lui répondre  |  Citer ce commentaire

    En même temps, quand on se rappelle que lors de la messe d’inauguration de son pontificat, il nous avait demandé de prier pour qu’il ne fuie pas devant les loups, apparemment, il savait très bien ce qu’il comptait défendre et il connaissait déjà ceux qui l’attendraient au tournant… Il a vu tous les évêques et tous les cardinaux en visite ad limina pendant toutes ces années, personne n’était plus conscient que lui de ce combat… il a dit oui en connaissance de cause.

    Je ne crois pas trop à l’option du manque de com du Vatican: Sarkozy mise tout sur la com, Ségolène aussi, et on les critique quand même. ça ne changerait rien, ceux qui veulent critiquer critiqueraient le choix de la police de caractères utilisée par le Vatican s’il le fallait.

  25. <<  |  <  |  >  |  >>  |  Lui répondre  |  Citer ce commentaire

    Je suis bien d’accord : il ne faut pas tomber dans un excès de com.

    Cela étant, pour parler concrètement, il y a à mon sens deux cas dans lesquels on aurait pu être plus performant :

    • Le rapprochement avec la FSSPX : on ne peut pas ignorer qu’un tel sujet est sensible et pourtant, le document a été publié sans être accompagné du moindre document explicatif, pour pouvoir en commenter la teneur. Les prêtres se sont trouvés en première ligne, face à leurs paroissiens qui relayaient souvent les interprétations médiatiques (retour sur Vatican II, complaisance avec l’extrême-droite) sans pouvoir expliquer clairement ce qu’il en était, quel était exactement le statut canonique de la FSSPX, si Williamson était donc désormais un « évêque réintégré« . Il me semble qu’un minimum devrait être de préparer de telles décisions en adressant à tout le moins aux cardinaux des notes explicatives.

    • Sur la question du préservatif, on peut pas non plus ignorer que le sujet est sensible. Que le pape le mentionne, et les éléments se déchaînent. Alors, même s’il ne faut pas rêver et que, quel que soit le propos du pape, on trouvera toujours le moyen d’extraire des phrases de leur contexte, il aurait été bienvenue de préciser sa pensée. Je n’ai pas l’intention de refaire tout le débat. Il y a, évidemment le « s’il n’y a pas l’âme« . Mais je suis, aussi, persuadé que Benoît XVI se plaçait à un niveau de raisonnement épidémiologique. Dès le début, j’ai surtout relevé qu’il parlait de la distribution de préservatifs, ce qui renvoie à une politique sanitaire. Or, si le préservatif, utilisé dans des conditions optimum, est efficace pour protéger du Sida, à un niveau épidémiologique (c’est ce qu’explique le Pr Ecochard ). Alors, pourquoi ne pas placer, de façon audible : « sur le plan épidémiologique« .

    La question n’est pas de privilégier la com’ à la rigueur du message. La question est juste de rendre audible le message, et de faire passer le message dans sa justesse. Pour caricaturer mon propos, on ne peut pas balancer du gloubiboulga et compter sur le Seigneur pour que le monde entende le message et sa nuance. On a le droit de collaborer un peu au Royaume.

  26. <<  |  <  |  >  |  >>  |  Lui répondre  |  Citer ce commentaire

    Moi, les journalistes et les politiciens, je les ai surnommés : les latex. Et, quand j’ai participé à quelques rassemblements de soutien à Bxvi, j’ai dit à ma belle fille : si les latex nous distribuent des préservatifs, je te les ramène. çà te fera çà de moins à acheter. Eh oui, je suis rescapé d’une famille décomposée, et je tente, difficilement, de faire une famille recomposée. Et tant pis aux personnes à qui celà ne plait pas. Il y a en ce moment un retour de bâton, et les politiciens font les frais de cette manière de réagir des journalites, qui ont vraiment pris cette manie de sortir des phrases ou des gestes de leurs contextes. A vrai dire, çà m’amuse bcp de les voir tomber dans les pièges qu’ils avait tendus à Bxvi. Mais ce qui m’avait vraiment attristé au moment du voyage en Afrique, c’était de constater que tout ce bruit avait cet effet réducteur quant à la pensée et l’enseignement de Bxvi. De mon point de vue, ce pape est un  » très grand « . Sa hauteur de vue, et surtout son enseignement, sont un véritable trésor, qui vient de D.ieu, selon moi. Je me rappelle aussi avoir entendu qu’il avait proposé sa dem à Jp, car il souhaitait rentrer chez lui pour finir sa vie tranquillement et littérairement. Disons qu’il a été  » un peu  » bousculé dans ses projets ( !!! ), et nous pouvons être sûrs de son humilité !!!..

  27. <<  |  <  |  >  |  >>  |  Lui répondre  |  Citer ce commentaire

    Je vous rejoins, Koz, sur votre premier point… mais pas sur le deuxième.

    De mars à juillet, j’ai passé des centaines d’heures à discuter sur le net avec des athées, des agnostiques, des « catholiques non pratiquants » et des « catholiques progressistes », à propos des soit-disant réintégrations, de l’affaire de Recife et du préservatif (entre autres). Eh bien, quel que soit le sujet, je suis convaincue que les détails de communication n’auraient absolument rien changé : ce n’est pas la forme du message qui n’est pas passée, c’est le fond. Ce n’est pas que les gens n’ont pas compris : c’est qu’ils ne veulent surtout pas comprendre.

    La seule « transcendance » qui reste à une société qui se glorifie de renier Dieu, c’est l’exaltation du moi, du plaisir et du bien-être immédiat. Jusqu’ici, rien de nouveau… Ce que je n’ai compris qu’au cours de ces discussions, en revanche, c’est que l’attachement des « antipapistes » au préservatif, à l’avortement et à leur lutte contre un retour à l’obscurantisme imaginaire n’a absolument rien de rationnel. Aucun argument, aucune étude scientifique, aucune réfutation philosophique, aucune explication théologique n’en vient ni n’en viendra à bout. Et pour cause : ce sont leurs dogmes. Des dogmes au sens plein du terme : irréfutables, universellement reconnus… et surtout, surtout : les dogmes sur lesquels s’appuie toute leur vision du monde. Ceux sur lesquels ils ont construit leur vie, leur pensée, leurs postures de résistants pour beaucoup…

    Cela ressortait notamment dans la disproportion gigantesque entre les propos d’un « camp » et ceux du « camp » d’en face. D’un côté, les cathos, encore naïfs (c’était le début…), qui se sont présentés le sourire aux lèvres et le coeur sur la main pour discuter gentiment avec les opposants au Pape, persuadés que nous étions qu’il ne pouvait s’agir que d’un malentendu. En face… je mettrai les athées militants de côté, avec leurs tombereaux d’injures habituels. Parlons plutôt des agnostiques, des « en recherche », des « j’aime la vie et j’en profite » : à quelques exceptions près, c’était le même mur de mépris, d’imprécations et d’injures ! Avec toute la patience du monde, impossible d’expliquer quoi que ce soit – ne serait-ce que pour faire comprendre son point de vue, à défaut de le faire accepter (après tout, nous n’en espérions pas tant). Même chose sur les rares radios nationales qui ont laissé quelques instants d’expression à Frigide Barjot, mais où elle n’a pas pu en placer une, au milieu des vociférations des antipapistes en croisade. La raison n’a aucune place dans ces débats, parce qu’on touche à leurs croyances, aux croyances modernes d’une société qui a en quelque sorte « déplacé » sa transcendance, tandis qu’elle prétend l’avoir fait disparaître.

    Dans un autre registre, ceux qui se sont déjà risqués à un débat chez Golias auront pu voir l’analogie parfaite : antipapistes ou Goliasophiles, ils ne VEULENT pas voir PARCE QU’ils ne PEUVENT pas voir. La douceur, le tact, la délicatesse, le choix des mots ne changent rien : ce qui heurte, ce n’est pas la forme, c’est le fond. Comprendre – seulement comprendre – le fond du message impliquerait un tel bouleversement de tous leurs schémas de pensée, une telle remise en cause de toute leur vie, que c’est le message lui-même qui est irrecevable.

    J’arrête ici avec Golias, parce que ce genre de débats n’est pas à sa place sur ce blog. Mais il s’agit du même phénomène : le Vatican pourra bien réformer toute sa com’, en faire des tartines, des slogans, des trucs festifs et cools, ça ne passera pas mieux. Parce que ce qui coince, ce n’est pas la forme, c’est le fond.

    Reste la bonne vieille solution Apôtres-approved : prêchi-prêcher à toute petite échelle, prendre des baffes, garder le sourire et continuer quand même ! (ceux qui en douteraient, allez faire un tour chez 1 Cor 4, 9-13, et passez le bonjour à Saint Paul de ma part ! ;) )

  28. <<  |  <  |  >  |  >>  |  Lui répondre  |  Citer ce commentaire

    Moi, les journalistes et les politiciens, je les ai surnommés : les latex. Et, quand j’ai participé à quelques rassemblements de soutien à Bxvi, j’ai dit à ma belle fille : si les latex nous distribuent des préservatifs, je te les ramène. çà te fera çà de moins à acheter. Eh oui, je suis rescapé d’une famille décomposée, et je tente, difficilement, de faire une famille recomposée. Et tant pis pour les personnes à qui celà ne plait pas. Il y a en ce moment un retour de bâton, et les politiciens font les frais de cette manière de réagir des journalites, qui ont vraiment pris cette manie de sortir des phrases ou des gestes de leurs contextes. A vrai dire, çà m’amuse bcp de les voir tomber dans les pièges qu’ils avaient tendus à Bxvi. Mais ce qui m’avait vraiment attristé au moment du voyage en Afrique, c’était de constater que tout ce bruit avait cet effet réducteur quant à la pensée et l’enseignement de Bxvi. De mon point de vue, ce pape est un  » très grand  » . Sa hauteur de vue, et surtout son enseignement, sont un véritable trésor, qui vient de D.ieu, selon moi. Je me rappelle aussi avoir entendu qu’il avait proposé sa dem à Jp, car il souhaitait rentrer chez lui pour finir sa vie tranquillement et littérairement. Disons qu’il a été  » un peu  » bousculé dans ses projets ( !!! ), et nous pouvons être sûrs de son humilité !!!..

  29. <<  |  <  |  >  |  >>  |  Lui répondre  |  Citer ce commentaire

    Bonjour à vous tous !

    Je ne prends pas le temps de vous écrire quelque chose d’un peu conséquent, étant donné que d’autres s’en sont chargé (et avec quelle plume !) avant moi !

    Je voulais toutefois vous dire l’essentiel : un grand MERCI pour cette initiative… Qui, je l’espère, va faire quelques vagues… Bien sûr, nous ne seront pas tous toujours d’accord sur tout… Vive la richesse dans la diversité, vécue avec respect, humilité et bonne humeur fraternelle !

    Et aussi un grand S’IL VOUS PLAIT : continuez, et faites vous bien connaitre autour de vous ! Le Monde en a grand besoin !

    Béni soit l’Esprit qui suscite de telles actions ! Il faut des Chrétiens qui se retroussent les manches ! Louanges à Toi Jésus le Christ, qui nous a montré l’exemple : comment aider papa à l’atelier de charpentier et raboter une poutre sans se relever les manches, donner de l’huile de coude et mouiller la chemise ? Gloire à Toi Dieu notre Père qui a appelé tes ouvriers pour les travaux ! Attention, peinture fraîche, et risques de projections de gravillons !

  30. <<  |  <  |  >  |  >>  |  Lui répondre  |  Citer ce commentaire

    Cmmeca ,il ne sera pas possible de commenter hors France;c’est bien dommage. Cécilien Pelchat Lac-Mégantic,Québec

  31. <<  |  <  |  >  |  >>  |  Lui répondre  |  Citer ce commentaire

    @ Noireau: Eh bien, moi aussi je suis au Québec, et j’ai pu commenter sans problèmes.

  32. <<  |  <  |  >  |  >>  |  Lui répondre  |  Citer ce commentaire

    Bravo alors,je me prépare pour le prochain sujet et si nécéssaire je n’hésiterai pas à en suggérer ou provoquer un. Merci C.Pelchat. Excusez,je suis habitué à signer ce que j’écris.

  33. <<  |  <  |  >  |  >>  |  Lui répondre  |  Citer ce commentaire

    @ AncillaDomini

    Très bonne analyse, j’ai eu exactement le même sentiment (sur le fait que même les « tièdes » ne voulaient rien entendre). A tel point que, étant par nature assez impulsif, je me suis enervé quelques fois. Et là, étonnement: c’est quand je m’énervais, que j’abandonnais le plan de la discussion argumentée pour montrer comment la curée médiatique me révulsait et que je trouvais imbéciles les gens qui s’en faisaient l’écho que ces derniers commençait à se calmer, ou à tout le moins à utiliser des précautions quand il s’agissait de parler du sujet.

    Ce phénomène m’a laissé profondément pensif. La réaction que j’avais eu n’avait rien de celle du bon chrétien, calme et qui se prend la baffe avec le sourire au lèvres. Je me suis dit alors: dans le cas très précis ou un contradicteur a une réaction non raisonnée, n’avons nous pas non plus le droit à une réaction irraisonnée, née du simple attachement à notre Eglise ? N’est ce pas au fond le moyen le plus efficace pour faire réfléchir à deux fois ceux qui ont l’injure facile ? (il faut voire avec quel tact on traite médiatiquement les communautés qui réagissent avec force, si ce n’est avec violence, dès lors qu’on les critique – je pense notamment à la communauté musulmane).

    Je reste parfaitement conscient que ce n’est pas une façon saine de convaincre, d’essayer de faire entendre raison, et, in fine, de rendre ces gens sensibles au message de l’Eglise. Mais si les tièdes ne respectent pas un minimum l’Eglise (respect à imposer par une réaction de force et non de discussion), comment s’attendre à ce qu’ils essayent de comprendre ? (Cela rejoint toute une réflexion que je nourris actuellement, sur la compatibilité de l’usage de la force – surtout verbale – par le chrétien).

    A part ça, ce site me plait également beaucoup. Continuez, nous avons besoin de plumes habiles pour exprimer nos sentiments. Bon courage.

    Amicalement, Léon.

  34. <<  |  <  |  >  |  >>  |  Lui répondre  |  Citer ce commentaire

    Koz a écrit:

    La question n’est pas de privilégier la com’ à la rigueur du message. La question est juste de rendre audible le message, et de faire passer le message dans sa justesse. Pour caricaturer mon propos, on ne peut pas balancer du gloubiboulga et compter sur le Seigneur pour que le monde entende le message et sa nuance. On a le droit de collaborer un peu au Royaume.

    Je rebondis sur ce que tu dis Koz et j’en profite pour faire un peu de pub à une excellente initiative qui s’appelle « Médias et évangile ». Ils viennent de publier un petit essai sur le lien entre l’Eglise et la communication. Il est court, facile à lire et plutôt éclairant.

    Voici le lien : http://www.medias-evangile.org/ethique-medias-communication-et.html

  35. <<  |  <  |  >  |  >>  |  Lui répondre  |  Citer ce commentaire

    Léon a écrit:

    Je reste parfaitement conscient que ce n’est pas une façon saine de convaincre, d’essayer de faire entendre raison, et, in fine, de rendre ces gens sensibles au message de l’Eglise. Mais si les tièdes ne respectent pas un minimum l’Eglise (respect à imposer par une réaction de force et non de discussion), comment s’attendre à ce qu’ils essayent de comprendre ? (Cela rejoint toute une réflexion que je nourris actuellement, sur la compatibilité de l’usage de la force – surtout verbale – par le chrétien).

    AncillaDomini a écrit:

    De mars à juillet, j’ai passé des centaines d’heures à discuter sur le net avec des athées, des agnostiques, des « catholiques non pratiquants » et des « catholiques progressistes », à propos des soit-disant réintégrations, de l’affaire de Recife et du préservatif (entre autres). Eh bien, quel que soit le sujet, je suis convaincue que les détails de communication n’auraient absolument rien changé : ce n’est pas la forme du message qui n’est pas passée, c’est le fond. Ce n’est pas que les gens n’ont pas compris : c’est qu’ils ne veulent surtout pas comprendre.

    J’ai beaucoup traîné aussi sur les différents forums et pages facebook entre mars et juillet. ça a été un moment très difficile (d’autant plus que ça bouffait tout mon temps!), mais ça a été également un temps de conversion personnelle (comme tout témoignage je pense). Mon expérience a été assez différente de celle de Léon. C’est lorsque je prenais le plus de temps pour répondre avec tact et patience, en prenant compte de là où en était la personne, que le dialogue, parfois, s’ouvrait. C’était pas systématique (oh non !) et je m’en suis pris plein la tronche, mais à chaque fois que la discussion se mettait en route sur le mode « on bannit l’injure, le mépris et les a priori », on pouvait vraiment avancer et aller loin dans la discussion. Bien sûr, ça ne m’a pas empêché d’expliquer à ces personnes, une fois le dialogue établi, que les insultes faites au pape me blessaient profondément.

    Tu as raison Ancilla, les gens bloquent sur le fond, mais ça ne doit pas nous empêcher de prêter attention à la forme qui, si elle est mauvaise, en rajoute une couche à l’incommunicabilité.

    Léon, ta réflexion est intéressante. Sans doute y a-t-il quelque chose à creuser. Maintenant, je reste un peu sceptique. La « force verbale », ok, s’il s’agit de la force de l’Esprit… Mais les « saintes colères », moi je préfère laisser Jésus en avoir le privilège !

  36. <<  |  <  |  >  |  >>  |  Lui répondre  |  Citer ce commentaire

    @ Louve

    Je n’ai pas pris le temps, contrairement à toi, d « évangéliser » par le net. Je n’aurais probablement pas eu la patience, car tu as tout à fait raison, lorsqu’on discute par le net, seule la discussion raisonnée, agrémentée de quelques mots d’esprits, peut convaincre l’internaute avec qui tu discutes.

    Non, moi je parle de discussion en vrai, ou on me balançait en direct que tout le mal que l’on pensait de mal de BXVI. Alors au début j’essayais de dire « mais vous n’avez pas compris, voilà ce qu’il a voulu dire, en adéquation avec le message évangélique » (et si j’y arrivais, je faisais une présentation de l’amour-don version chrétienne d’une part, et de la question épidémiologique d’autre part). Mais lorsqu’il n’y avait pas d’entente possible, je finissais par sortir de mes gonds (« mais qu’est ce que tu crois avoir compris, au juste?? tu ne fais que répéter les arguments bêtes à manger du foin ! t’es aussi braqué contre la pape qu’un taliban contre un verre de bière. Tu regardes cinq minutes plus loin que le bout de ton nez ?? »…etc…) Voilà ce que j’appelle la force verbale: pas de discussion rationnelle, posée, calme, mais une sorte de dispute de commères (qui ne va toutefois évidemment pas jusqu’à l’insulte, ça c’est pour moi la violence verbale).

    Bref, à cette occasion et à d’autres, j’ai pu constater que c’était une façon assez sure de montrer son attachement à l’Eglise. Et cela les interloquait: probablement se demandaient ils comment je pouvais réagir de la sorte, moi qui suis d’ordinaire de caractère assez bonhomme, et qui n’ait pas le profil d’un traditionaliste forcené.

    Maintenant, si cela peut être un moyen de témoigner son attachement à l’Eglise, ce n’est pas vraiment une manière de témoigner de sa foi…

  37. <<  |  <  |  >  |  >>  |  Lui répondre  |  Citer ce commentaire

    @ Léon

    ok, je comprends mieux ce que tu veux dire. C’est intéressant de voir la grande différence qu’il y a entre le débat sur le net et « en live ». A l’écrit, un mot mal choisi ou mal interprété peut soudain se transformer en vanité, dédain ou violence. Le dialogue se trouve alors complètement dévié sur ces ressentis et on en oublie l’objectivité des arguments. Le ton monte à une vitesse incroyable (majuscules et points d’exclamation fleurissent soudain). Sans compter que l’anonymat a un effet totalement déshinibant… (Enfin, là, je parle bien sûr de sites où il n’y avait pas (ou peu) de modération… ;) )

  38. <<  |  <  |  >  |  >>  |  Lui répondre  |  Citer ce commentaire

    La parole de Dieu évoque les chercheurs de Dieu et de vérité, ainsi que les bâtisseurs de paix. En ce qui me concerne, pas de temps ni de dignité à perdre avec les chercheurs de scandale et les faiseurs de zizanie. Mais j’ai de l’admiration pour votre courage à tou(te)s.

     » cherchez le Royaume de Dieu et Sa Justice ….. « 

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