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	<title>Commentaires sur : Divorcés-Remariés  (II) : considérations respectueuses</title>
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	<description>Le site qui sonne les cloches</description>
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		<title>Par : Hervé</title>
		<link>http://www.sacristains.fr/2009/09/18/divorces-remaries-ii-considerations-respectueuses/#comment-3173</link>
		<dc:creator>Hervé</dc:creator>
		<pubDate>Fri, 18 Mar 2011 21:33:38 +0000</pubDate>
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		<description>&lt;p&gt;Rafraichissez ma mémoire, Jésus a-t-il exclu Judas  de la Cène ?  Je crois bien que non, alors savait-il à ce moment que Judas allait le livrer à ses bourreaux ?&lt;/p&gt;
</description>
		<content:encoded><![CDATA[<div class="comment-toolbar" style="text-align: right"><a href="#comment-258" title="First comment">&lt;&lt;</a>  |  <a href="#comment-3166" title="Previous comment">&lt;</a>  |  <a href="#comment" onclick="CF_Reply('3173','Hervé'); return false;">Lui répondre</a>  |  <a href="#comment" onclick="CF_Quote('3173','Hervé'); return false;">Citer ce commentaire</a></div><span id="co_3173"><p>Rafraichissez ma mémoire, Jésus a-t-il exclu Judas  de la Cène ?  Je crois bien que non, alors savait-il à ce moment que Judas allait le livrer à ses bourreaux ?</p></span>]]></content:encoded>
	</item>
	<item>
		<title>Par : Un divorcé remarié en marche</title>
		<link>http://www.sacristains.fr/2009/09/18/divorces-remaries-ii-considerations-respectueuses/#comment-3166</link>
		<dc:creator>Un divorcé remarié en marche</dc:creator>
		<pubDate>Fri, 04 Mar 2011 13:27:18 +0000</pubDate>
		<guid isPermaLink="false">http://www.sacristains.fr/?p=1455#comment-3166</guid>
		<description>&lt;p&gt;Je n&#039;ai pas réussi à lire tout les commentaires, depuis 2009 de l&#039;eau a coulé !
J&#039;aime beaucoup ce dernier commentaire de Pascal du 02/01/2011, appuyé par un témoignage concret et vivant et non sur de simples préceptes déconnectés de la vie réelle comme on le voit trop souvent dans les messages émanant des clercs catholiques.&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;Une relecture de l&#039;histoire comme le fait le P. Michel Legrain dans ses ouvrages et conférences permet de montrer que l&#039;église a évolué progressivement sur le mariage et que tout n&#039;était pas figé comme aujourd&#039;hui au temps des premiers chrétiens.
Certes avant le concile de Latran de 1214, bien que le mariage ne soit pas sacrement, l&#039;idéal du mariage chrétien existait. Comment se situait la réalité des choses ? Et pas seulement pour les grands de ce monde, mais aussi pour les petits ?&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;Je crois profondément que l&#039;indissolubilité du mariage, l&#039;alliance indéfectible jusqu&#039;à ce que mort survienne est avant tout une loi humaine et non divine. C&#039;est une interprétation de l&#039;Évangile, reposant sur une parole d&#039;un Évangéliste, appuyée par le texte de la Genèse.
Comme tout texte l&#039;Évangile, il est à lire et comprendre dans un contexte particulier et non à prendre au pied de la lettre. Il est à ressituer dans le contexte plus général de l&#039;Évangile tout entier.&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;Comment pouvons-nous aujourd&#039;hui faire avancer l&#039;Eglise, à la suite des propositions de Joseph Ratzinger dans ses réflexions théologiques de 1972 ? (voir http://divorces.remaries.fr.over-blog.com/article-benoit-xvi-ou-le-jeune-joseph-ratzinger-et-les-divorces-remaries-46954168.html).&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;Je comprends que l&#039;Eglise souhaite conserver un idéal du mariage chrétien avec des exigences fortes, ne serait-ce que pour le bien des enfants qui ont tout à gagner à avoir leurs 2 parents (avec un minimum d&#039;entente cordiale entre eux !) auprès d&#039;eux. Je partage ce souhait. Ce chemin de vie me convient, mais que faire pour ceux qui se sont égarés ?
Je ne parle pas de ceux qui papillonnent d&#039;un partenaire à un autre sans pouvoir se stabiliser, mais de ceux qui se sont trompés une fois, ont assumé leur échec, se sont engagés dans une nouvelle union et souhaitent maintenant la vivre pour l&#039;éternité et chrétiennement. 
Ceux là ne sont-ils pas des lumières pour l&#039;église ? pourquoi leur donner un cierge sans flamme, une place à l&#039;église pour écouter et restez assis sagement pendant la communion ? Pourquoi ne pas définir des conditions permettant d&#039;accéder de nouveau à la flamme pour briller de nouveau ?&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;St Augustin dit &quot;Aimes et fais ce que tu veux&quot;. 
Mettons de l&#039;Amour dans nos vies, dans notre relation avec l&#039;église peuple de Dieu et l&#039;église institution, mettons cet Amour en avant, en premier et affrontons la réalité de notre monde d&#039;aujourd&#039;hui.&lt;/p&gt;
</description>
		<content:encoded><![CDATA[<div class="comment-toolbar" style="text-align: right"><a href="#comment-258" title="First comment">&lt;&lt;</a>  |  <a href="#comment-3098" title="Previous comment">&lt;</a>  |  <a href="#comment-3173" title="Next comment">&gt;</a>  |  <a href="#comment-3173" title="Last comment">&gt;&gt;</a>  |  <a href="#comment" onclick="CF_Reply('3166','Un divorcé remarié en marche'); return false;">Lui répondre</a>  |  <a href="#comment" onclick="CF_Quote('3166','Un divorcé remarié en marche'); return false;">Citer ce commentaire</a></div><span id="co_3166"><p>Je n&#8217;ai pas réussi à lire tout les commentaires, depuis 2009 de l&#8217;eau a coulé !
J&#8217;aime beaucoup ce dernier commentaire de Pascal du 02/01/2011, appuyé par un témoignage concret et vivant et non sur de simples préceptes déconnectés de la vie réelle comme on le voit trop souvent dans les messages émanant des clercs catholiques.</p>

<p>Une relecture de l&#8217;histoire comme le fait le P. Michel Legrain dans ses ouvrages et conférences permet de montrer que l&#8217;église a évolué progressivement sur le mariage et que tout n&#8217;était pas figé comme aujourd&#8217;hui au temps des premiers chrétiens.
Certes avant le concile de Latran de 1214, bien que le mariage ne soit pas sacrement, l&#8217;idéal du mariage chrétien existait. Comment se situait la réalité des choses ? Et pas seulement pour les grands de ce monde, mais aussi pour les petits ?</p>

<p>Je crois profondément que l&#8217;indissolubilité du mariage, l&#8217;alliance indéfectible jusqu&#8217;à ce que mort survienne est avant tout une loi humaine et non divine. C&#8217;est une interprétation de l&#8217;Évangile, reposant sur une parole d&#8217;un Évangéliste, appuyée par le texte de la Genèse.
Comme tout texte l&#8217;Évangile, il est à lire et comprendre dans un contexte particulier et non à prendre au pied de la lettre. Il est à ressituer dans le contexte plus général de l&#8217;Évangile tout entier.</p>

<p>Comment pouvons-nous aujourd&#8217;hui faire avancer l&#8217;Eglise, à la suite des propositions de Joseph Ratzinger dans ses réflexions théologiques de 1972 ? (voir <a href="http://divorces.remaries.fr.over-blog.com/article-benoit-xvi-ou-le-jeune-joseph-ratzinger-et-les-divorces-remaries-46954168.html" rel="nofollow">http://divorces.remaries.fr.over-blog.com/article-benoit-xvi-ou-le-jeune-joseph-ratzinger-et-les-divorces-remaries-46954168.html</a>).</p>

<p>Je comprends que l&#8217;Eglise souhaite conserver un idéal du mariage chrétien avec des exigences fortes, ne serait-ce que pour le bien des enfants qui ont tout à gagner à avoir leurs 2 parents (avec un minimum d&#8217;entente cordiale entre eux !) auprès d&#8217;eux. Je partage ce souhait. Ce chemin de vie me convient, mais que faire pour ceux qui se sont égarés ?
Je ne parle pas de ceux qui papillonnent d&#8217;un partenaire à un autre sans pouvoir se stabiliser, mais de ceux qui se sont trompés une fois, ont assumé leur échec, se sont engagés dans une nouvelle union et souhaitent maintenant la vivre pour l&#8217;éternité et chrétiennement. 
Ceux là ne sont-ils pas des lumières pour l&#8217;église ? pourquoi leur donner un cierge sans flamme, une place à l&#8217;église pour écouter et restez assis sagement pendant la communion ? Pourquoi ne pas définir des conditions permettant d&#8217;accéder de nouveau à la flamme pour briller de nouveau ?</p>

<p>St Augustin dit &laquo;&nbsp;Aimes et fais ce que tu veux&nbsp;&raquo;. 
Mettons de l&#8217;Amour dans nos vies, dans notre relation avec l&#8217;église peuple de Dieu et l&#8217;église institution, mettons cet Amour en avant, en premier et affrontons la réalité de notre monde d&#8217;aujourd&#8217;hui.</p></span>]]></content:encoded>
	</item>
	<item>
		<title>Par : Pascal</title>
		<link>http://www.sacristains.fr/2009/09/18/divorces-remaries-ii-considerations-respectueuses/#comment-3098</link>
		<dc:creator>Pascal</dc:creator>
		<pubDate>Sun, 02 Jan 2011 14:22:13 +0000</pubDate>
		<guid isPermaLink="false">http://www.sacristains.fr/?p=1455#comment-3098</guid>
		<description>&lt;p&gt;Je ne suis pas d&#039;accord quand certains écrivent
que l&#039;interdiction du remariage est de droit divin. On peut tirer
les traductions dans tous les sens, le Christ, dans Matthieu énonce
par deux fois une exception à l&#039;interdiction du divorce, c&#039;est
celle de l&#039;adultère. Et cela se comprend, la discipline qui précède
celle du christianisme prévoit la mort pour l&#039;adultère, en d&#039;autres
termes, la question de permettre ou non le remariage ne se posait
alors même pas. Ce que manifestement le Christ récuse, c&#039;est la
possibilité d&#039;un divorce-répudiation. Protestants et orthodoxes en
tirent à peu près les mêmes conclusions et permettent le remariage
dans ces cas. Seule l&#039;Eglise catholique maintient cette discipline
de plus en plus douloureuse (parce que le décalage entre théorie et
pratique est de plus en plus fréquent) et qui paraît profondément
injuste.&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;Tout cela parce qu&#039;on canonise des
erreurs du passé sous le nom de Tradition. Jusqu&#039;à nouvel ordre, la
mesure de la Tradition, c&#039;est la parole du Christ. Pourquoi ne pas
y revenir, tout simplement pour éviter de traiter en coupables des
gens qui sont victimes, et leur permettre, non pas de se mettre
discrètement avec quelqu&#039;un avec toute la mauvaise conscience que
ça implique, et toute l&#039;indulgence que demanderait la charité, mais
de revivre un cheminement de fiançailles et de mariage? Tout le
monde s&#039;en fout parce que tout le monde est hypocrite devant cette
question. Mais quand on s&#039;est marié en respectant tout le
cheminement demandé par l&#039;église, qu&#039;un conjoint vous trahit et que
vous entendez: on ne vous en voudra pas si vous vous remettez avec
quelqu&#039;un mais vous serez en état de péché mortel, il y a de quoi
être amer et perplexe. Parce que, si je comprends bien c&#039;est cela
que ça veut dire: si on ne communie pas, c&#039;est bien parce qu&#039;on est
sensé être en état de péché mortel ou je n&#039;y comprends rien...
Personne ne le dit clairement maic c&#039;est bien pour ça qu&#039;on n&#039;a pas
le droit de communier... Mais qui croit à ça, vraiment??? Car dans
ce cas à quoi bon rester pratiquant si, en tout état de cause on
est voué à la perdition? Et si on ne pèche pas en vivant avec
quelqu&#039;un sans être marié, à quoi bon s&#039;être marié? Notre attitude
vis à vis des divorcés remariés détruit toute la pastorale du
mariage. Tout cela pour respecter une norme qui ne serait qiue de
droit positif... J&#039;attends qu&#039;on me montre où est mon erreur de
raisonnement.&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;Qu&#039;on me permette un témoignage.
Ma femme est partie, je suis resté seul avec mes enfants, elle vit
en concubinage... Nous nous croisons à la messe, je communie, elle,
non... Pour le reste, la paroisse la traite exactement comme moi...
Saint Paul pourtant dit des choses assez claires sur la façon de
traiter le chrétien qui vit dans l&#039;adultère ou la fornication, mais
la charité doit primer tout dit-on... Mes enfants sont assez
choqués par cet état de fait. Je suis tombé amoureux, un amour
resté platonique, et j&#039;ai voulu prendre des distances pour
respecter l&#039;enseignement de l&#039;église, j&#039;ai ainsi blessé la jeune
fille en question, protestante qui n&#039;y a rien compris et je l&#039;ai
perdue... Depuis, j&#039;ai réfléchi, relu les textes de la Bible,
d&#039;Augustin, des théologiens protestants: notre théologie ne tient
pas la route. Le clou de la chose, c&#039;est que mon mariage a toutes
les chances d&#039;être reconnu nul à la demande de ma femme... Et
qu&#039;alors: disons la chose à laquelle en définitive j&#039;aspire: je
serai libéré...&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;Alors reprenons les choses: un
catholique abandonné par un conjoint adultère ne peut se
remarier... Sinon, il est pécheur comme celui ou celle qui l&#039;a
abandonné... Et donc, c&#039;est logique il ne peut
communier...&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;Un catholique qui abandonne son
conjoint et peut prouver que les bans n&#039;ont pas été publiés dans
les règles (ou autre chose encore plus subjective) pourra se
remarier et communier...&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;Voilà comment se pose
le problème au-delà des arguties intellectualistes que j&#039;ai parfois
lues en commentaire: c&#039;est celui du remariage, pas celui de la
communion: Si le divorcé remarié est en état d&#039;adultère, il ne doit
pas communier, les arguments scripturaires sont évidents, mais le
divorcé remarié est-il adultère, systématiquement? Même les plus
fondamentalistes des protestants ne le pensent pas... Et l&#039;immense
majorité du peuple de Dieu, du clergé, de l&#039;épiscopat ne le pense
pas... On est bloqué par des considérations de droit positif, pas
de théologie. Et il y a là un scandale, quelque chose qui fait
tomber...&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;Qui ne voit qu&#039;il y a là un problème?
Alors on dit qu&#039;il ne faut pas céder à une fausse charité. Non, il
ne s&#039;agit pas de charité mais de justice.&lt;/p&gt;
</description>
		<content:encoded><![CDATA[<div class="comment-toolbar" style="text-align: right"><a href="#comment-258" title="First comment">&lt;&lt;</a>  |  <a href="#comment-1843" title="Previous comment">&lt;</a>  |  <a href="#comment-3166" title="Next comment">&gt;</a>  |  <a href="#comment-3173" title="Last comment">&gt;&gt;</a>  |  <a href="#comment" onclick="CF_Reply('3098','Pascal'); return false;">Lui répondre</a>  |  <a href="#comment" onclick="CF_Quote('3098','Pascal'); return false;">Citer ce commentaire</a></div><span id="co_3098"><p>Je ne suis pas d&#8217;accord quand certains écrivent
que l&#8217;interdiction du remariage est de droit divin. On peut tirer
les traductions dans tous les sens, le Christ, dans Matthieu énonce
par deux fois une exception à l&#8217;interdiction du divorce, c&#8217;est
celle de l&#8217;adultère. Et cela se comprend, la discipline qui précède
celle du christianisme prévoit la mort pour l&#8217;adultère, en d&#8217;autres
termes, la question de permettre ou non le remariage ne se posait
alors même pas. Ce que manifestement le Christ récuse, c&#8217;est la
possibilité d&#8217;un divorce-répudiation. Protestants et orthodoxes en
tirent à peu près les mêmes conclusions et permettent le remariage
dans ces cas. Seule l&#8217;Eglise catholique maintient cette discipline
de plus en plus douloureuse (parce que le décalage entre théorie et
pratique est de plus en plus fréquent) et qui paraît profondément
injuste.</p>

<p>Tout cela parce qu&#8217;on canonise des
erreurs du passé sous le nom de Tradition. Jusqu&#8217;à nouvel ordre, la
mesure de la Tradition, c&#8217;est la parole du Christ. Pourquoi ne pas
y revenir, tout simplement pour éviter de traiter en coupables des
gens qui sont victimes, et leur permettre, non pas de se mettre
discrètement avec quelqu&#8217;un avec toute la mauvaise conscience que
ça implique, et toute l&#8217;indulgence que demanderait la charité, mais
de revivre un cheminement de fiançailles et de mariage? Tout le
monde s&#8217;en fout parce que tout le monde est hypocrite devant cette
question. Mais quand on s&#8217;est marié en respectant tout le
cheminement demandé par l&#8217;église, qu&#8217;un conjoint vous trahit et que
vous entendez: on ne vous en voudra pas si vous vous remettez avec
quelqu&#8217;un mais vous serez en état de péché mortel, il y a de quoi
être amer et perplexe. Parce que, si je comprends bien c&#8217;est cela
que ça veut dire: si on ne communie pas, c&#8217;est bien parce qu&#8217;on est
sensé être en état de péché mortel ou je n&#8217;y comprends rien&#8230;
Personne ne le dit clairement maic c&#8217;est bien pour ça qu&#8217;on n&#8217;a pas
le droit de communier&#8230; Mais qui croit à ça, vraiment??? Car dans
ce cas à quoi bon rester pratiquant si, en tout état de cause on
est voué à la perdition? Et si on ne pèche pas en vivant avec
quelqu&#8217;un sans être marié, à quoi bon s&#8217;être marié? Notre attitude
vis à vis des divorcés remariés détruit toute la pastorale du
mariage. Tout cela pour respecter une norme qui ne serait qiue de
droit positif&#8230; J&#8217;attends qu&#8217;on me montre où est mon erreur de
raisonnement.</p>

<p>Qu&#8217;on me permette un témoignage.
Ma femme est partie, je suis resté seul avec mes enfants, elle vit
en concubinage&#8230; Nous nous croisons à la messe, je communie, elle,
non&#8230; Pour le reste, la paroisse la traite exactement comme moi&#8230;
Saint Paul pourtant dit des choses assez claires sur la façon de
traiter le chrétien qui vit dans l&#8217;adultère ou la fornication, mais
la charité doit primer tout dit-on&#8230; Mes enfants sont assez
choqués par cet état de fait. Je suis tombé amoureux, un amour
resté platonique, et j&#8217;ai voulu prendre des distances pour
respecter l&#8217;enseignement de l&#8217;église, j&#8217;ai ainsi blessé la jeune
fille en question, protestante qui n&#8217;y a rien compris et je l&#8217;ai
perdue&#8230; Depuis, j&#8217;ai réfléchi, relu les textes de la Bible,
d&#8217;Augustin, des théologiens protestants: notre théologie ne tient
pas la route. Le clou de la chose, c&#8217;est que mon mariage a toutes
les chances d&#8217;être reconnu nul à la demande de ma femme&#8230; Et
qu&#8217;alors: disons la chose à laquelle en définitive j&#8217;aspire: je
serai libéré&#8230;</p>

<p>Alors reprenons les choses: un
catholique abandonné par un conjoint adultère ne peut se
remarier&#8230; Sinon, il est pécheur comme celui ou celle qui l&#8217;a
abandonné&#8230; Et donc, c&#8217;est logique il ne peut
communier&#8230;</p>

<p>Un catholique qui abandonne son
conjoint et peut prouver que les bans n&#8217;ont pas été publiés dans
les règles (ou autre chose encore plus subjective) pourra se
remarier et communier&#8230;</p>

<p>Voilà comment se pose
le problème au-delà des arguties intellectualistes que j&#8217;ai parfois
lues en commentaire: c&#8217;est celui du remariage, pas celui de la
communion: Si le divorcé remarié est en état d&#8217;adultère, il ne doit
pas communier, les arguments scripturaires sont évidents, mais le
divorcé remarié est-il adultère, systématiquement? Même les plus
fondamentalistes des protestants ne le pensent pas&#8230; Et l&#8217;immense
majorité du peuple de Dieu, du clergé, de l&#8217;épiscopat ne le pense
pas&#8230; On est bloqué par des considérations de droit positif, pas
de théologie. Et il y a là un scandale, quelque chose qui fait
tomber&#8230;</p>

<p>Qui ne voit qu&#8217;il y a là un problème?
Alors on dit qu&#8217;il ne faut pas céder à une fausse charité. Non, il
ne s&#8217;agit pas de charité mais de justice.</p></span>]]></content:encoded>
	</item>
	<item>
		<title>Par : Rentrée de la Rote à Rome &#171; Thomas More</title>
		<link>http://www.sacristains.fr/2009/09/18/divorces-remaries-ii-considerations-respectueuses/#comment-1843</link>
		<dc:creator>Rentrée de la Rote à Rome &#171; Thomas More</dc:creator>
		<pubDate>Fri, 05 Feb 2010 21:29:05 +0000</pubDate>
		<guid isPermaLink="false">http://www.sacristains.fr/?p=1455#comment-1843</guid>
		<description>&lt;p&gt;[...] du droit qui est un instrument de justice.  La question a déjà été abordée ici et là mais elle n&#8217;a manifestement pas reçu de réponse [...]&lt;/p&gt;
</description>
		<content:encoded><![CDATA[<div style="font-style: Arial; color: #1B019B; size: 2.5em; line-height:1.3em;  border-left:2px  solid  #318CE7; text-align:justify; padding:0 18px; "><p></p><p>[...] du droit qui est un instrument de justice.  La question a déjà été abordée ici et là mais elle n&#8217;a manifestement pas reçu de réponse [...]</p></div>]]></content:encoded>
	</item>
	<item>
		<title>Par : Boris</title>
		<link>http://www.sacristains.fr/2009/09/18/divorces-remaries-ii-considerations-respectueuses/#comment-845</link>
		<dc:creator>Boris</dc:creator>
		<pubDate>Fri, 09 Oct 2009 20:16:17 +0000</pubDate>
		<guid isPermaLink="false">http://www.sacristains.fr/?p=1455#comment-845</guid>
		<description>&lt;p&gt;@Raphael
Merci pour cette réflexion qui, à mon sens, approfondit vraiment le débat et le renouvelle.&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;Mais...
quand vous dites cela : &quot;D’une certaine manière, il pourrait ainsi apparaître qu’il appartient au sacrement de l’Eucharistie de s’achever autant en communion, signe du déjà-là, qu’en non-communion, signe de l’à-venir-pas-encore-là du Royaume &quot;&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;l&#039;idée est belle, mais cela signifierait qu&#039;une eucharistie où tout le monde communierait serait moins signifiante qu&#039;une eucharistie où il y aurait aussi des non communiants ? alors que l&#039;absence de communion de certain memebres devrait être ressentie comme une blessure dans l&#039;Eucharistie et non comme une &quot;plue-value&quot; de sens.&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;Et d&#039;autre part, cela signifie que vous superposez la distinction traditionnelle religieux/laïc , sur communiant/ne communiant pas...ce qui pose quelques problèmes&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;Par ailleurs l&#039;objection de Nicolas, même si on y répond souvent rapidement reste tout de même difficile. Sans parler de l&#039;absolution elle-même, refusée à ceux qui ne sont pas en etat objectif de la recevoir (ex : divorcés remariés).
Comment peut-on refuser l&#039;absolution (la communion a une autre symbolique) à quelqu&#039;un qui recherche vraiment le Christ malgré un remariage passé ?&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;Vous direz peut-être qu&#039;il est toujours possible dans un remariage de vivre comme frère et soeur, mais cela veut dire qu&#039;on limite toujours notre capacité à discerner un état objectif-&quot;non-compatible&quot; à l&#039;activité sexuelle du couple...n&#039;est-ce pas un peu réducteur ? 
Les questions sont vraiment complexe et notre argumentaire reste fragile, il faut bien le concéder.&lt;/p&gt;
</description>
		<content:encoded><![CDATA[<div class="comment-toolbar" style="text-align: right"><a href="#comment-258" title="First comment">&lt;&lt;</a>  |  <a href="#comment-759" title="Previous comment">&lt;</a>  |  <a href="#comment-1843" title="Next comment">&gt;</a>  |  <a href="#comment-3173" title="Last comment">&gt;&gt;</a>  |  <a href="#comment" onclick="CF_Reply('845','Boris'); return false;">Lui répondre</a>  |  <a href="#comment" onclick="CF_Quote('845','Boris'); return false;">Citer ce commentaire</a></div><span id="co_845"><p>@Raphael
Merci pour cette réflexion qui, à mon sens, approfondit vraiment le débat et le renouvelle.</p>

<p>Mais&#8230;
quand vous dites cela : &laquo;&nbsp;D’une certaine manière, il pourrait ainsi apparaître qu’il appartient au sacrement de l’Eucharistie de s’achever autant en communion, signe du déjà-là, qu’en non-communion, signe de l’à-venir-pas-encore-là du Royaume &laquo;&nbsp;</p>

<p>l&#8217;idée est belle, mais cela signifierait qu&#8217;une eucharistie où tout le monde communierait serait moins signifiante qu&#8217;une eucharistie où il y aurait aussi des non communiants ? alors que l&#8217;absence de communion de certain memebres devrait être ressentie comme une blessure dans l&#8217;Eucharistie et non comme une &laquo;&nbsp;plue-value&nbsp;&raquo; de sens.</p>

<p>Et d&#8217;autre part, cela signifie que vous superposez la distinction traditionnelle religieux/laïc , sur communiant/ne communiant pas&#8230;ce qui pose quelques problèmes</p>

<p>Par ailleurs l&#8217;objection de Nicolas, même si on y répond souvent rapidement reste tout de même difficile. Sans parler de l&#8217;absolution elle-même, refusée à ceux qui ne sont pas en etat objectif de la recevoir (ex : divorcés remariés).
Comment peut-on refuser l&#8217;absolution (la communion a une autre symbolique) à quelqu&#8217;un qui recherche vraiment le Christ malgré un remariage passé ?</p>

<p>Vous direz peut-être qu&#8217;il est toujours possible dans un remariage de vivre comme frère et soeur, mais cela veut dire qu&#8217;on limite toujours notre capacité à discerner un état objectif-&nbsp;&raquo;non-compatible&nbsp;&raquo; à l&#8217;activité sexuelle du couple&#8230;n&#8217;est-ce pas un peu réducteur ? 
Les questions sont vraiment complexe et notre argumentaire reste fragile, il faut bien le concéder.</p></span>]]></content:encoded>
	</item>
	<item>
		<title>Par : Nicolas</title>
		<link>http://www.sacristains.fr/2009/09/18/divorces-remaries-ii-considerations-respectueuses/#comment-759</link>
		<dc:creator>Nicolas</dc:creator>
		<pubDate>Mon, 05 Oct 2009 09:01:19 +0000</pubDate>
		<guid isPermaLink="false">http://www.sacristains.fr/?p=1455#comment-759</guid>
		<description>&lt;p&gt;&quot;Comment vivre en chrétien sans communier ?&quot;&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;si vous ne mangez pas la chair du Fils de l&#039;homme, vous n&#039;aurez pas la Vie en vous...&lt;/p&gt;
</description>
		<content:encoded><![CDATA[<div class="comment-toolbar" style="text-align: right"><a href="#comment-258" title="First comment">&lt;&lt;</a>  |  <a href="#comment-757" title="Previous comment">&lt;</a>  |  <a href="#comment-845" title="Next comment">&gt;</a>  |  <a href="#comment-3173" title="Last comment">&gt;&gt;</a>  |  <a href="#comment" onclick="CF_Reply('759','Nicolas'); return false;">Lui répondre</a>  |  <a href="#comment" onclick="CF_Quote('759','Nicolas'); return false;">Citer ce commentaire</a></div><span id="co_759"><p>&laquo;&nbsp;Comment vivre en chrétien sans communier ?&nbsp;&raquo;</p>

<p>si vous ne mangez pas la chair du Fils de l&#8217;homme, vous n&#8217;aurez pas la Vie en vous&#8230;</p></span>]]></content:encoded>
	</item>
	<item>
		<title>Par : Raphael Bui</title>
		<link>http://www.sacristains.fr/2009/09/18/divorces-remaries-ii-considerations-respectueuses/#comment-757</link>
		<dc:creator>Raphael Bui</dc:creator>
		<pubDate>Sun, 04 Oct 2009 23:36:45 +0000</pubDate>
		<guid isPermaLink="false">http://www.sacristains.fr/?p=1455#comment-757</guid>
		<description>&lt;p&gt;Sur la question du non-accès à la communion des personnes divorcée-remariées, avec Pneumatis (ou Louve ou AncillaDomini), je pense qu&#039;il y a plus de fécondité pastorale et théologique à considérer la discipline de l&#039;Eglise, le &quot;catéchisme&quot;, le droit canonique etc... comme des données pour la réflexion, plutôt que comme des obstacles dont il faudrait s&#039;affranchir. C&#039;est un a priori peut-être excessivement catholique, mais cet a priori me semble à la fois plus exigeant et plus fécond, y compris pour répondre aux aspirations de Jonas ou Dorothée, à propos des situations qu&#039;ils évoquent et qui obligent non pas seulement à rappeler la règle et ses fondements scripturaire ou traditionnel, mais à chercher à en creuser le sens pour nos contemporains.&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;C&#039;est dans ce sens que je vous livre quelques réflexions datant de mes années de séminaire - il y a plus de dix ans - et dont j&#039;aimerais avoir votre avis : http://textala.over-blog.com/article-356206.html&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;En voici la fin de l&#039;article :&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;Réflexions sur l’accès à la communion&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;Le résumé précédent des réponses aux objections à la doctrine de l’Église concerne principalement le maintien du principe évangélique de l’indissolubilité du mariage, au cœur du débat. Pourtant, la contestation de ce principe ne s’affiche pas de manière aussi revendicatrice et aussi douloureuse que pour la question apparemment moins fondamentale de l’accès des fidèles divorcés remariés aux sacrements et en particulier à la communion. Cela peut s’expliquer, à une époque où, même en milieu non chrétien, le modèle du couple uni pour la vie apparaît encore comme un idéal, certes jugé inaccessible, irréaliste, mais idéal quand même. La relation durable apparaît comme une réussite plus désirable que le divorce – conçu comme échec – ou l’instabilité matrimoniale des familles recomposées. Que l’Église tienne à cette indissolubilité du mariage témoigne d’une exigence conforme à cette attente. Inversement, l’accès des fidèles divorcés remariés à la communion est un sujet plus polémique puisqu’il touche des personnes en situation concrète où le discours du Magistère de l’Église semble désavoué par les faits et les pratiques, en paraissant s’établir dans le registre juridique du &quot;Tu n’as plus droit à ceci, puisque tu as fait cela&quot;. Un tel discours peut être perçu comme enfermant la personne dans ses actes passés, dans une « situation objective », dont elle peut être davantage victime que responsable. De plus les invitations magistérielles récentes invitant les fidèles divorcés remariés à participer autrement et fructueusement à la vie ecclésiale, peuvent sembler déguiser par des pratiques accessoires ce qui est en fait une exclusion de l’essentiel, l’Eucharistie, source et sommet de la vie chrétienne.&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;Pour esquisser une réponse à ces objections, voici quelques réflexions qui pourraient déborder le cadre des seuls fidèles divorcés remariés, et qui concernent ce qui se réalise dans le sacrement de l’Eucharistie, le rapport du fidèle au salut qui y est signifié, et les rôles liturgiques différentiés qu’y jouent les membres de l’assemblée.&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;Pourquoi certaines catégories de fidèles n’ont-elles pas le droit de communier ?&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;Le registre du droit n’est pas le plus approprié pour parler de ce qui relève d’un don gratuit, immérité, que personne ne peut revendiquer comme un dû, comme un droit. A proprement parler, personne n’y a droit ! De même pour le sacrement du baptême, où le long temps du catéchuménat entraîne le futur baptisé à se recevoir dès maintenant du Christ plutôt qu’à s’impatienter d’une demande qui tarde à être exaucée ; de même pour la confirmation, où c’est moins le fidèle qui confirme son baptême, que l’Esprit Saint qui vient le confirmer ; de même pour l’ordination, où l’initiative et l’antécédence de l’appel de l’Église (particulièrement manifeste pour l’appel au diaconat ou à l’épiscopat), entraînent l’ordinand à remettre son projet, son désir entre les mains du Christ via les médiations ecclésiales… Ce n’est pas moi qui ait droit à tel sacrement ; c’est le Christ qui appelle, qui convoque tel ou tel, à travers son Église en vue de signifier sacramentellement un don de salut fait pour tous. Que tous ne soient pas baptisés, mariés, ordonnés, confirmés, eucharistiés ne relève pas premièrement d’un droit accordé ou non à qui l’Église jugerait bon de l’accorder, mais d’un signe sacramentel donné par grâce à qui consent, en l’accueillant, à être lui-même pour les autres signe du salut offert à tous, selon une modalité d’expression convenant à la situation objective de chacun. Ainsi, par une analogie qui reste à vérifier, autant c’est une « convenance de signe » qui justifie que l’on appelle à l’ordination des hommes qui ont fait le choix de la chasteté dans le célibat, autant c’est une convenance de signe d’un autre ordre qui pourrait être le motif suffisant de distinguer parmi les fidèles participant à la messe, ceux qui sont appelés à recevoir la communion.&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;Comment vivre en chrétien sans communier ?&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;C’est la relation personnelle du baptisé à Jésus-Christ qui fait son être-chrétien : être disciple de Jésus, être son frère et son ami. Ce qui relève de l’intimité avec le Christ, la vie d’oraison, la dévotion privée, a certes besoin d’une régulation ecclésiale pour s’assurer d’une fidélité à la figure du Christ telle qu’elle s’est révélée ; mais cette régulation est au service de la relation personnelle du croyant au Christ. Elle lui est subordonnée. A l’inverse, et au risque d’exagérer, ce qui se produit dans la célébration de tout sacrement relève d’une autre logique : ce n’est pas premièrement le croyant qui vient s’alimenter lui-même à une source de grâce qui conforte sa relation personnelle au Christ ; ceci lui est certes donné de surcroît, mais c’est d’abord la gloire de Dieu et le salut du monde, que le fidèle vient servir liturgiquement, à cause de la dimension d’universalité, de « service public » (c’est le sens étymologique du mot liturgie) présente en tout sacrement, y compris dans les sacrements apparemment les plus « personnels » (cf. le sacrement de la réconciliation). En Église, le fidèle vient servir, célébrer, annoncer, signifier la gloire de Dieu et le salut du monde, comme membre signifiant du sacrement de salut qu’est l’Église. Tous convoqués à l’appel du Christ, nous signifions ensemble les deux aspects paradoxaux du salut déjà accompli en la mort et la résurrection de Jésus : un salut déjà là et pourtant encore attendu, désiré, espéré. Le sacrement anticipe la pleine communion au Christ mais il signifie aussi ce qui reste encore inachevé du Royaume à venir où le Christ sera tout en tous. D’une certaine manière, il pourrait ainsi apparaître qu’il appartient au sacrement de l’Eucharistie de s’achever autant en communion, signe du déjà-là, qu’en non-communion, signe de l’à-venir-pas-encore-là du Royaume. Ce qui reste spirituellement sensé de la pratique désuète de la communion rare ou tardive – St Louis allait quotidiennement à la messe et ne communiait que quelques fois dans l’année - ou encadrée par des obligations strictes notamment de jeûne et de pénitence, c’est la fécondité ecclésiale de la célébration eucharistique en elle-même, à laquelle tous participent, par delà la communion des uns et la non-communion des autres. Certains, qui communient, signifient davantage le don déjà fait à tous ; d’autres, qui ne communient pas, ou plutôt, qui communient spirituellement, signifient la disproportion entre ce don et l’incapacité présente - de tous - à l’accueillir, et que seul l’avènement définitif du Christ pourra pleinement résorber. La répartition de ces rôles liturgiques découle de considérations au for externe, puisqu’il s’agit d’être des signifiants à travers lesquels s’exerce la causalité de salut du sacrement. Cela se situe en deçà de la sainteté personnelle, de la qualité de la relation personnelle au Christ des fidèles. « Seigneur, je ne suis pas digne de te recevoir, mais dis seulement une parole et je serai guéri » Chacun l’affirme, parce que tous sont concernés, mais c’est au nom de toute l’humanité et non pas seulement en son nom propre ou de par sa relation personnelle au Christ qu’on l’affirme ; ce n’est que dans l’éternité que les deux pans de cette affirmation pourront vraiment coïncider l’un avec l’autre. Notre statut temporel impose non seulement qu’ils soient énoncés comme des moments successifs (indignité, guérison) d’une phrase unique, mais encore, que pour signifier leur non coïncidence actuelle, certains signifient davantage l’humble attente de l’ultime (parmi ceux-là, les enfants qui n&#039;ont pas encore reçu la communion, pas seulement les personnes divorcées remariées...), et d’autres ce qui est déjà accompli. Le rôle liturgique des uns et des autres, comme la place et les responsabilités ecclésiales des uns et des autres ne sont pas à hiérarchiser ; ils sont différents, nécessaires et complémentaires dans l’Église, et ils donnent bien à chaque chrétien sa pleine place de témoin d’un salut pour tous.&lt;/p&gt;
</description>
		<content:encoded><![CDATA[<div class="comment-toolbar" style="text-align: right"><a href="#comment-258" title="First comment">&lt;&lt;</a>  |  <a href="#comment-746" title="Previous comment">&lt;</a>  |  <a href="#comment-759" title="Next comment">&gt;</a>  |  <a href="#comment-3173" title="Last comment">&gt;&gt;</a>  |  <a href="#comment" onclick="CF_Reply('757','Raphael Bui'); return false;">Lui répondre</a>  |  <a href="#comment" onclick="CF_Quote('757','Raphael Bui'); return false;">Citer ce commentaire</a></div><span id="co_757"><p>Sur la question du non-accès à la communion des personnes divorcée-remariées, avec Pneumatis (ou Louve ou AncillaDomini), je pense qu&#8217;il y a plus de fécondité pastorale et théologique à considérer la discipline de l&#8217;Eglise, le &laquo;&nbsp;catéchisme&nbsp;&raquo;, le droit canonique etc&#8230; comme des données pour la réflexion, plutôt que comme des obstacles dont il faudrait s&#8217;affranchir. C&#8217;est un a priori peut-être excessivement catholique, mais cet a priori me semble à la fois plus exigeant et plus fécond, y compris pour répondre aux aspirations de Jonas ou Dorothée, à propos des situations qu&#8217;ils évoquent et qui obligent non pas seulement à rappeler la règle et ses fondements scripturaire ou traditionnel, mais à chercher à en creuser le sens pour nos contemporains.</p>

<p>C&#8217;est dans ce sens que je vous livre quelques réflexions datant de mes années de séminaire &#8211; il y a plus de dix ans &#8211; et dont j&#8217;aimerais avoir votre avis : <a href="http://textala.over-blog.com/article-356206.html" rel="nofollow">http://textala.over-blog.com/article-356206.html</a></p>

<p>En voici la fin de l&#8217;article :</p>

<p>Réflexions sur l’accès à la communion</p>

<p>Le résumé précédent des réponses aux objections à la doctrine de l’Église concerne principalement le maintien du principe évangélique de l’indissolubilité du mariage, au cœur du débat. Pourtant, la contestation de ce principe ne s’affiche pas de manière aussi revendicatrice et aussi douloureuse que pour la question apparemment moins fondamentale de l’accès des fidèles divorcés remariés aux sacrements et en particulier à la communion. Cela peut s’expliquer, à une époque où, même en milieu non chrétien, le modèle du couple uni pour la vie apparaît encore comme un idéal, certes jugé inaccessible, irréaliste, mais idéal quand même. La relation durable apparaît comme une réussite plus désirable que le divorce – conçu comme échec – ou l’instabilité matrimoniale des familles recomposées. Que l’Église tienne à cette indissolubilité du mariage témoigne d’une exigence conforme à cette attente. Inversement, l’accès des fidèles divorcés remariés à la communion est un sujet plus polémique puisqu’il touche des personnes en situation concrète où le discours du Magistère de l’Église semble désavoué par les faits et les pratiques, en paraissant s’établir dans le registre juridique du &laquo;&nbsp;Tu n’as plus droit à ceci, puisque tu as fait cela&nbsp;&raquo;. Un tel discours peut être perçu comme enfermant la personne dans ses actes passés, dans une « situation objective », dont elle peut être davantage victime que responsable. De plus les invitations magistérielles récentes invitant les fidèles divorcés remariés à participer autrement et fructueusement à la vie ecclésiale, peuvent sembler déguiser par des pratiques accessoires ce qui est en fait une exclusion de l’essentiel, l’Eucharistie, source et sommet de la vie chrétienne.</p>

<p>Pour esquisser une réponse à ces objections, voici quelques réflexions qui pourraient déborder le cadre des seuls fidèles divorcés remariés, et qui concernent ce qui se réalise dans le sacrement de l’Eucharistie, le rapport du fidèle au salut qui y est signifié, et les rôles liturgiques différentiés qu’y jouent les membres de l’assemblée.</p>

<p>Pourquoi certaines catégories de fidèles n’ont-elles pas le droit de communier ?</p>

<p>Le registre du droit n’est pas le plus approprié pour parler de ce qui relève d’un don gratuit, immérité, que personne ne peut revendiquer comme un dû, comme un droit. A proprement parler, personne n’y a droit ! De même pour le sacrement du baptême, où le long temps du catéchuménat entraîne le futur baptisé à se recevoir dès maintenant du Christ plutôt qu’à s’impatienter d’une demande qui tarde à être exaucée ; de même pour la confirmation, où c’est moins le fidèle qui confirme son baptême, que l’Esprit Saint qui vient le confirmer ; de même pour l’ordination, où l’initiative et l’antécédence de l’appel de l’Église (particulièrement manifeste pour l’appel au diaconat ou à l’épiscopat), entraînent l’ordinand à remettre son projet, son désir entre les mains du Christ via les médiations ecclésiales… Ce n’est pas moi qui ait droit à tel sacrement ; c’est le Christ qui appelle, qui convoque tel ou tel, à travers son Église en vue de signifier sacramentellement un don de salut fait pour tous. Que tous ne soient pas baptisés, mariés, ordonnés, confirmés, eucharistiés ne relève pas premièrement d’un droit accordé ou non à qui l’Église jugerait bon de l’accorder, mais d’un signe sacramentel donné par grâce à qui consent, en l’accueillant, à être lui-même pour les autres signe du salut offert à tous, selon une modalité d’expression convenant à la situation objective de chacun. Ainsi, par une analogie qui reste à vérifier, autant c’est une « convenance de signe » qui justifie que l’on appelle à l’ordination des hommes qui ont fait le choix de la chasteté dans le célibat, autant c’est une convenance de signe d’un autre ordre qui pourrait être le motif suffisant de distinguer parmi les fidèles participant à la messe, ceux qui sont appelés à recevoir la communion.</p>

<p>Comment vivre en chrétien sans communier ?</p>

<p>C’est la relation personnelle du baptisé à Jésus-Christ qui fait son être-chrétien : être disciple de Jésus, être son frère et son ami. Ce qui relève de l’intimité avec le Christ, la vie d’oraison, la dévotion privée, a certes besoin d’une régulation ecclésiale pour s’assurer d’une fidélité à la figure du Christ telle qu’elle s’est révélée ; mais cette régulation est au service de la relation personnelle du croyant au Christ. Elle lui est subordonnée. A l’inverse, et au risque d’exagérer, ce qui se produit dans la célébration de tout sacrement relève d’une autre logique : ce n’est pas premièrement le croyant qui vient s’alimenter lui-même à une source de grâce qui conforte sa relation personnelle au Christ ; ceci lui est certes donné de surcroît, mais c’est d’abord la gloire de Dieu et le salut du monde, que le fidèle vient servir liturgiquement, à cause de la dimension d’universalité, de « service public » (c’est le sens étymologique du mot liturgie) présente en tout sacrement, y compris dans les sacrements apparemment les plus « personnels » (cf. le sacrement de la réconciliation). En Église, le fidèle vient servir, célébrer, annoncer, signifier la gloire de Dieu et le salut du monde, comme membre signifiant du sacrement de salut qu’est l’Église. Tous convoqués à l’appel du Christ, nous signifions ensemble les deux aspects paradoxaux du salut déjà accompli en la mort et la résurrection de Jésus : un salut déjà là et pourtant encore attendu, désiré, espéré. Le sacrement anticipe la pleine communion au Christ mais il signifie aussi ce qui reste encore inachevé du Royaume à venir où le Christ sera tout en tous. D’une certaine manière, il pourrait ainsi apparaître qu’il appartient au sacrement de l’Eucharistie de s’achever autant en communion, signe du déjà-là, qu’en non-communion, signe de l’à-venir-pas-encore-là du Royaume. Ce qui reste spirituellement sensé de la pratique désuète de la communion rare ou tardive – St Louis allait quotidiennement à la messe et ne communiait que quelques fois dans l’année &#8211; ou encadrée par des obligations strictes notamment de jeûne et de pénitence, c’est la fécondité ecclésiale de la célébration eucharistique en elle-même, à laquelle tous participent, par delà la communion des uns et la non-communion des autres. Certains, qui communient, signifient davantage le don déjà fait à tous ; d’autres, qui ne communient pas, ou plutôt, qui communient spirituellement, signifient la disproportion entre ce don et l’incapacité présente &#8211; de tous &#8211; à l’accueillir, et que seul l’avènement définitif du Christ pourra pleinement résorber. La répartition de ces rôles liturgiques découle de considérations au for externe, puisqu’il s’agit d’être des signifiants à travers lesquels s’exerce la causalité de salut du sacrement. Cela se situe en deçà de la sainteté personnelle, de la qualité de la relation personnelle au Christ des fidèles. « Seigneur, je ne suis pas digne de te recevoir, mais dis seulement une parole et je serai guéri » Chacun l’affirme, parce que tous sont concernés, mais c’est au nom de toute l’humanité et non pas seulement en son nom propre ou de par sa relation personnelle au Christ qu’on l’affirme ; ce n’est que dans l’éternité que les deux pans de cette affirmation pourront vraiment coïncider l’un avec l’autre. Notre statut temporel impose non seulement qu’ils soient énoncés comme des moments successifs (indignité, guérison) d’une phrase unique, mais encore, que pour signifier leur non coïncidence actuelle, certains signifient davantage l’humble attente de l’ultime (parmi ceux-là, les enfants qui n&#8217;ont pas encore reçu la communion, pas seulement les personnes divorcées remariées&#8230;), et d’autres ce qui est déjà accompli. Le rôle liturgique des uns et des autres, comme la place et les responsabilités ecclésiales des uns et des autres ne sont pas à hiérarchiser ; ils sont différents, nécessaires et complémentaires dans l’Église, et ils donnent bien à chaque chrétien sa pleine place de témoin d’un salut pour tous.</p></span>]]></content:encoded>
	</item>
	<item>
		<title>Par : Théologie du Corps</title>
		<link>http://www.sacristains.fr/2009/09/18/divorces-remaries-ii-considerations-respectueuses/#comment-746</link>
		<dc:creator>Théologie du Corps</dc:creator>
		<pubDate>Sat, 03 Oct 2009 21:17:29 +0000</pubDate>
		<guid isPermaLink="false">http://www.sacristains.fr/?p=1455#comment-746</guid>
		<description>&lt;p&gt;&lt;strong&gt;La Charité dans la Vérité : la question du divorce et du remariage. ...&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;L&#039;&#201;vangile de ce dimanche donne la r&#233;ponse de J&#233;sus &#224; la question du divorce et du remariage, th&#232;me sur lequel les sacristains se sont abondamment exprim&#233;s, provoquant...&lt;/p&gt;
</description>
		<content:encoded><![CDATA[<div style="font-style: Arial; color: #1B019B; size: 2.5em; line-height:1.3em;  border-left:2px  solid  #318CE7; text-align:justify; padding:0 18px; "><p></p><p><strong>La Charité dans la Vérité : la question du divorce et du remariage. &#8230;</strong></p>

<p>L&#8217;&Eacute;vangile de ce dimanche donne la r&eacute;ponse de J&eacute;sus &agrave; la question du divorce et du remariage, th&egrave;me sur lequel les sacristains se sont abondamment exprim&eacute;s, provoquant&#8230;</p></div>]]></content:encoded>
	</item>
	<item>
		<title>Par : NM</title>
		<link>http://www.sacristains.fr/2009/09/18/divorces-remaries-ii-considerations-respectueuses/#comment-723</link>
		<dc:creator>NM</dc:creator>
		<pubDate>Fri, 02 Oct 2009 11:04:53 +0000</pubDate>
		<guid isPermaLink="false">http://www.sacristains.fr/?p=1455#comment-723</guid>
		<description>&lt;p&gt;&lt;b&gt;@ &lt;a href=&quot;#comment-715&quot; title=&quot;Go to comment of this author&quot; rel=&quot;nofollow&quot;&gt;Boris&lt;/a&gt;&lt;/b&gt;:
Thomas More est un simple patronage. Rien de plus (j&#039;use autrement de mes initiales NM pour Nicolas Mathey, pauvre juriste catholique).
Le grief de juridisme est souvent invoqué pour écarter tout argument simplement juridique y compris de droit naturel. Le droit canonique est évidemment aussi un droit positif parfois entrainé vers le positivisme. Je réagis simplement au mépris facile à l&#039;égard du droit.
Si vous savez beaucoup de choses sur le droit canonique et sa fonction pastorale et sur ces dérives, ce n&#039;est pas le cas de tout le monde. Mon billet avait le seul soucis de rééquilibrer le débat en insistant sur le fait que droit (bien compris) et charité ne sont pas nécessairement incompatibles.&lt;/p&gt;
</description>
		<content:encoded><![CDATA[<div class="comment-toolbar" style="text-align: right"><a href="#comment-258" title="First comment">&lt;&lt;</a>  |  <a href="#comment-715" title="Previous comment">&lt;</a>  |  <a href="#comment-746" title="Next comment">&gt;</a>  |  <a href="#comment-3173" title="Last comment">&gt;&gt;</a>  |  <a href="#comment" onclick="CF_Reply('723','NM'); return false;">Lui répondre</a>  |  <a href="#comment" onclick="CF_Quote('723','NM'); return false;">Citer ce commentaire</a></div><span id="co_723"><p><b>@ <a href="#comment-715" title="Go to comment of this author" rel="nofollow">Boris</a></b>:
Thomas More est un simple patronage. Rien de plus (j&#8217;use autrement de mes initiales NM pour Nicolas Mathey, pauvre juriste catholique).
Le grief de juridisme est souvent invoqué pour écarter tout argument simplement juridique y compris de droit naturel. Le droit canonique est évidemment aussi un droit positif parfois entrainé vers le positivisme. Je réagis simplement au mépris facile à l&#8217;égard du droit.
Si vous savez beaucoup de choses sur le droit canonique et sa fonction pastorale et sur ces dérives, ce n&#8217;est pas le cas de tout le monde. Mon billet avait le seul soucis de rééquilibrer le débat en insistant sur le fait que droit (bien compris) et charité ne sont pas nécessairement incompatibles.</p></span>]]></content:encoded>
	</item>
	<item>
		<title>Par : Boris</title>
		<link>http://www.sacristains.fr/2009/09/18/divorces-remaries-ii-considerations-respectueuses/#comment-715</link>
		<dc:creator>Boris</dc:creator>
		<pubDate>Thu, 01 Oct 2009 20:37:52 +0000</pubDate>
		<guid isPermaLink="false">http://www.sacristains.fr/?p=1455#comment-715</guid>
		<description>&lt;p&gt;Je trouve que le pseudo-Thomas More, tout en disant des choses fort justes, auxquelles je souscris sans réserve, se débarrasse pourtant à bon compte de la critique de juridisme qui me paraît être parfois fondée. Refuser le droit canon dont la suprema lex est la charité, c&#039;est idiot, j&#039;en conviens. Encore faut-il utiliser en droit cette clause et pas uniquement dans le &quot;dialogue pastoral&quot;. 
Mais s&#039;imaginer que la forme actuelle du droit canon, fondé sur une conception latine et parfois positiviste du droit, est une source inaltérable de sagesse pour l&#039;Eglise, non.
Une thèse de Doctorat a patiemment montré que le droit canon de 1983 trahissait quelques interprétation unilatérales de l&#039;Ecclesiologie de Lumen Gentium. C&#039;est un avis, j&#039;en conviens, mais laissez un peu de marge à l&#039;Eglise pour qu&#039;elle ajuste son droit au cours des âges. 
Ne canonisez pas le droit canon, de grâce !&lt;/p&gt;
</description>
		<content:encoded><![CDATA[<div class="comment-toolbar" style="text-align: right"><a href="#comment-258" title="First comment">&lt;&lt;</a>  |  <a href="#comment-710" title="Previous comment">&lt;</a>  |  <a href="#comment-723" title="Next comment">&gt;</a>  |  <a href="#comment-3173" title="Last comment">&gt;&gt;</a>  |  <a href="#comment" onclick="CF_Reply('715','Boris'); return false;">Lui répondre</a>  |  <a href="#comment" onclick="CF_Quote('715','Boris'); return false;">Citer ce commentaire</a></div><span id="co_715"><p>Je trouve que le pseudo-Thomas More, tout en disant des choses fort justes, auxquelles je souscris sans réserve, se débarrasse pourtant à bon compte de la critique de juridisme qui me paraît être parfois fondée. Refuser le droit canon dont la suprema lex est la charité, c&#8217;est idiot, j&#8217;en conviens. Encore faut-il utiliser en droit cette clause et pas uniquement dans le &laquo;&nbsp;dialogue pastoral&nbsp;&raquo;. 
Mais s&#8217;imaginer que la forme actuelle du droit canon, fondé sur une conception latine et parfois positiviste du droit, est une source inaltérable de sagesse pour l&#8217;Eglise, non.
Une thèse de Doctorat a patiemment montré que le droit canon de 1983 trahissait quelques interprétation unilatérales de l&#8217;Ecclesiologie de Lumen Gentium. C&#8217;est un avis, j&#8217;en conviens, mais laissez un peu de marge à l&#8217;Eglise pour qu&#8217;elle ajuste son droit au cours des âges. 
Ne canonisez pas le droit canon, de grâce !</p></span>]]></content:encoded>
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