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Le site qui sonne les cloches

Prêtre pour l’éternité

« Me voici! » Quand c’est ton petit frère qui prononce ses mots, avec sa petite bouille de garçon d’à peine 25 ans, et qui vient se positionner devant son évêque, prêt à entrer dans la sainte Eglise de Dieu, tu réalises enfin ce qui se passe. Un don de soi plein et entier. Un don de soi sans concession. Quelque part, un abandon pour sa famille. C’était dimanche, jour traditionnel d’ordinations presbytérales dans de nombreux diocèses.

Je me souviens, c’était juste avant les vacances, il faisait chaud, c’était en 2003. On était tous réunis autour d’une table, pour l’apéro familial. Il venait d’avoir son bac, il n’avait que 16 ans. Finalement, il n’allait pas faire droit comme il l’avait malicieusement prétendu. En fait, il allait plutôt faire prêtre. Il y a moins de chômage dans la branche. Quand tu apprends ça, une onde sismique te parcourt le corps. Tu te rends compte que la vocation est née à côté de toi, a germé à côté de toi, s’est enracinée à côté de toi, sans que tu t’en rendes compte. Sans même que tu aies un seul signe avant-coureur ou le moindre doute.

Et puis il y a le déchirement. Tu as beau appartenir à une famille très catholique, comme on dit des rois d’Espagne, tu as beau avoir prié pendant des années pour les vocations, et même si tu bénis cette décision, il y a forcément un moment où tu te surprends à te demander : « pourquoi lui, mon Dieu ? »

Pourquoi lui, donc ? C’est dur, la vocation. Va-t-il persévérer ? Est-ce une idée sérieuse ? N’est-il pas trop jeune ? L’époque n’est pas facile pour les prêtres. Ils en bavent. Les croyants décroissent, mais les consommateurs de sacrements, eux, sont toujours aussi nombreux. Sera-t-il assez fort ? Et puis, il faut l’avouer, un égoïsme naît : pourquoi justement lui ? Des garçons, y’en a plein. Pourquoi vais-je devoir me séparer de lui ?

Un petit frère, une fois passé l’âge des chamailleries, c’est un complice. Quand tu as fait des barrages ensemble dans le ruisseau, que tu as découvert ensemble les Beatles ou que tu lui as appris à tirer sur une cigarette, tu ne t’attends pas à ce que tout ça se finisse au bac. Tu es égoïste, au fond de toi. Car on ne va pas se mentir : un frère séminariste, qui plus est dans une communauté, c’est pas un frère étudiant en commerce. Tu le vois moins aux open bar, aux week-ends familiaux, et même aux vacances. Tu dois dire adieu à tout un passé en quelques mois. Cela reviendra sous une autre forme, sûrement, mais en attendant, c’est le vide, le manque, la distance…

Car être prêtre, c’est aussi ça : renoncer au monde. J’ai vu la manœuvre s’amorcer peu à peu, au fur et à mesure que le séminaire avançait. On n’est pas prêtre d’un coup. D’où l’intérêt d’une longue formation, qui permet non seulement de vérifier à qui on a affaire, mais aussi à l’intéressé de se dépouiller d’un certain nombre de choses. Il faut, sans doute, se délester pour s’élever vers Dieu.

Et puis il y a cette détermination, cette envie de se consacrer totalement, de s’abandonner à son Créateur. J’ai vu l’amour dans ses yeux, je le vois encore. Confier son frère à l’Église, c’est exactement comme le conduire à l’autel avec sa fiancée : tu sais que désormais, il appartiendra à une autre famille, et qu’il en sera heureux! Qu’il n’y a que ça qui peut le rendre heureux.

La sienne, désormais, c’est l’Église, c’est sa communauté, c’est sa paroisse. Dimanche, il a reçu l’imposition des mains. De son évêque, et d’une centaine de prêtres de son diocèse. Il s’est prosterné la face contre le sol, avec trois autres diacres, le temps d’une litanie des saints absolument saisissante. Un véritable appel au Ciel, relayé par des orgues rugissantes. Ma mère tremblait, devant. Moi, je pleurais. Et puis, il y a le saint-chrême, la remise de la chasuble. Le sourire radieux du frangin.

Ce « Me voici ! » signifie cela : un don total au Christ et à l’Eglise. C’est quelque chose, quand même. Et le lendemain matin, hier donc, c’était la première messe. La première consécration. Là, ça y est. Il est prêtre pour l’éternité. Un aboutissement ? Non, un nouveau départ. Un départ tout court…





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37 Commentaires

  1. <<  |  <  |  >  |  >>  |  Lui répondre  |  Citer ce commentaire

    Chez nous, c’était mon ancien Chef scout qui était ordonné dimanche. Après une messe où il a été plus souriant et rayonnant que jamais (même la PQR l’a remarqué !), il a essayé tant bien que mal de cacher son émotion au moment de remercier ses parents pour leur foi et leur charité. On a senti à ce moment-là un frisson dans la Cathédrale… Après un tel moment de Grâce, il est difficile de se joindre au concert lugubre de ceux qui prédisent la mort de l’Eglise (http://www.slate.fr/story/23805/eglise-crise-vocation)…

  2. <<  |  <  |  >  |  >>  |  Lui répondre  |  Citer ce commentaire

    Très juste ton article, merci de ce partage.

  3. <<  |  <  |  >  |  >>  |  Lui répondre  |  Citer ce commentaire

    Si juste, et si bien dit… Je ressens exactement la même chose…

    Bienvenue dans cette nouvelle vie petit frère…

  4. <<  |  <  |  >  |  >>  |  Lui répondre  |  Citer ce commentaire

    Merci pour ce témoignage ! Oui, prions pour toutes ces familles et amis qui donnent leur fils, leur ami à Dieu, à l’Eglise ! Mystérieusement, par ce frère, ce fils, cet ami, ils reçoivent aussi cet appel de Dieu :  »Viens ! et suis moi ! Je veux ton bonheur ! Je t’aime. Viens ! » Prions pour que jeunes hommes et entourages disent OUI !

  5. <<  |  <  |  >  |  >>  |  Lui répondre  |  Citer ce commentaire

    Merci pour ton billet, très beau. A l’émotion que j’ai ressentie en le lisant, j’imagine l’émotion que tu as pu ressentir.

    Ils deviennent prêtres dans le contexte que l’on connaît : j’imagine que cela suppose une force de caractère dont nous avons tout lieu de nous réjouir.

    Pour ma part, je regarde parfois mes deux petits bonshommes, en me disant que l’un d’eux pourrait consacrer sa vie à l’Eglise. Comment réagirai-je si cela doit arriver, nous verrons bien. J’imagine aussi, mais je dis une banalité, qu’il est important de donner une image positive du prêtre dans nos familles, sans suggérer l’idée pour laisser la volonté pleinement libre.

  6. <<  |  <  |  >  |  >>  |  Lui répondre  |  Citer ce commentaire

    @ Goéland:

    nous étions donc à la même ordination….. quelle émotion en effet!

  7. <<  |  <  |  >  |  >>  |  Lui répondre  |  Citer ce commentaire

    Merci !

    Quand je vois ma réaction quand une amie intime, presque ma soeur, est entrée dans une congrégation religieuse… je comprends l’intensité du billet.

  8. <<  |  <  |  >  |  >>  |  Lui répondre  |  Citer ce commentaire

    C’est sans doute cela qui manque chez les protestants… Pas d’ordination mais une « reconnaissance de ministère » (une « consécration » chez les suisses), pas vraiment d’abandon même si un futur pasteur (et sa famille) sait qu’il y aura des sacrifices… Si un jour Dieu me permet d’accéder au ministère pastoral, il n’y aura pas ce moment d’humilité si fort, cette prostration qui marque l’abandon, la confiance totale en ce Père à qui je veux donner ma vie… Quelque chose me dit que cela me manquera. Mais sait-on jamais, un jour peut-être, si l’oecuménisme fait son chemin, aurons-nous ces symboles en commun ?

  9. <<  |  <  |  >  |  >>  |  Lui répondre  |  Citer ce commentaire

    C’est fou tout l’émotion qu’on ressent juste en te lisant… qu’est-ce que ça doit être en vrai, voir son frère, son cousin, son meilleur ami, son fils devenir prêtre ! et qu’est-ce que ça doit être pour eux !!! Merci pour ce beau et émouvant témoignage…

  10. <<  |  <  |  >  |  >>  |  Lui répondre  |  Citer ce commentaire

    Merci pour tous vos compliments, je rougis là.

    Je ne l’ai pas dit, c’est un oubli regrettable, mais bien sûr, félicitations à tous les jeunes (ou moins jeunes…) hommes qui ont eu la force de répondre à l’appel et ont été ordonnés dimanche! Et pas seulement à mon frère.

    Comme dit Koz, dans les temps difficiles que nous vivons, leur choix n’a que plus de force. Me voici, et pas pour être le quinzième vicaire! Me voici, pour officier dans 10 clochers différents!

    Et avec le sourire et la pêche, bien sûr… :-)

    Donc oui, tout celà est un grand signe d’espoir.

  11. <<  |  <  |  >  |  >>  |  Lui répondre  |  Citer ce commentaire

    Moi quand même ce qui m’impressionne dans le cas de ton frère, c’est d’avoir décidé ça à 16 ans !! ça a dû faire drôle à ses copains de Lycée, j’imagine qu’il faut une sacrée force de caractère et une sacrée conviction de sa vocation pour se mettre en route vers le séminaire si jeune ! 25 ans et prêtre, waouh !! Il doit faire partie des plus jeunes non ? En tout cas c’est beau, et vraiment un beau signe que l’Eglise n’est pas morte !

  12. <<  |  <  |  >  |  >>  |  Lui répondre  |  Citer ce commentaire

    J’ai pleuré en lisant ton billet. C’est tellement vrai… J’ai deux frères qui se préparent à rentrer au séminaire, quel arrachement ! Finalement la vocation, c’est le don de soi, mais peut-être aussi un peu le don des proches, des parents, qui acceptent cet engagement. C’est un chemin pour nous aussi !

  13. <<  |  <  |  >  |  >>  |  Lui répondre  |  Citer ce commentaire

    @ Lilice:

    Tu as donc aussi la chance d’avoir, dans ton diocèse, la plus belle Cathédrale du monde, la Flêche irréprochable ???

  14. <<  |  <  |  >  |  >>  |  Lui répondre  |  Citer ce commentaire

    Ca me rappelle l’émotion de mes frères quand ils ont appris mon entrée au séminaire, les larmes que certains ont versées, la révolte d’autres (oui, j’ai six frères, ça fait beaucoup de réactions à affronter), l’incompréhension de mon père qui a accepté tout de même. Très juste aussi ce que tu dis sur la prise de distance. C’est en même temps une force formidable dans une famille, d’avoir quelqu’un à la fois de très proche et dont le recul aide à affronter les moments dificiles. Mais ça, c’est avec le temps que les frangins et les parents s’en rendent compte. C’est peut-être d’ailleurs, tout simplement, une leçon d’humanité : se séparer pour mieux s’aimer, n’est-ce pas ce qu’on dit des époux qui doivent quitter leurs parents ? Prendre du champ, ce n’est pas abandonner, bien au contraire.

  15. <<  |  <  |  >  |  >>  |  Lui répondre  |  Citer ce commentaire

    Comme je te l’ai dit par mail déjà avant la publication ici, j’aime vraiment beaucoup ce billet. Je ne vais donc pas répéter le bien que j’en pense, si ce n’est pour ajouter que j’aime bien l’idée de ce témoigne, plutôt éloigné de ce que tu publies d’habitude, finalement, et qui montre un « à-côté » essentiel de l’ordination.

    Il y a une dimension « le voici » très touchante, dans tout ça.

  16. <<  |  <  |  >  |  >>  |  Lui répondre  |  Citer ce commentaire

    @ Goéland:

    non, il s’agit de mon cousin…

  17. <<  |  <  |  >  |  >>  |  Lui répondre  |  Citer ce commentaire

    ouaahhhh _

    Merci à eux pour ce si MAGNIFIQUE oui !!!! c’est un si beau témoignage, un si beau message d’espérance !!!

    J’aime ton billet pour toute l’émotion que ça a fait surgir en moi, samedi dernier un frère se faisait ordonné, je n’ai pu être là mais je sais au combien sa joie et sa détermination était belle. Nous avons besoin d’eux, ils ont besoin de nous! ET en ces moments un peu trouble c’est pas rien ce OUI là !

    Je culpabilise parfois de ne pas avoir assez prié pour la vocation de mes petits frères (bon ok ya rien de perdue ils ont entre 23 et 18ans… il est jamais trop tard pour s’y mettre), je culpabilise aussi pour celui qui plus jeune m’avait un jour dit « tu sais moi j’veux devenir prêtre » parole en l’air? je ne sais pas mais je culpabilise un peu parce qu’en grande soeur que je suis ma place n’était elle pas d’au moins prier en secret??? ôO

    Chez nous aussi, ça serai un vrai séisme si l’un d’eux posait ce OUI, et en te lisant j’imagine bien la scène… Désormais je prierai pour eux, pour les garçons de mes amis (et pour les vocations aussi des filles rahhhhh lalalala vous inquiétez pas) mais aussi et surtout pour leurs parents, leurs familles, car je suis peut-être idéalistes mais cette année m’aura fait prendre (violament) conscience de notre responsabilité face à l’avenir des vocations des ces jeunes hommes.

    Puisse Dieu nous accompagner nous vivifier et nous rendre joyeux dans le soutien de tous ces hommes qui ont répondu à l’appel du DON total !!!!

    Ton frère et ta famille seront un peu plus dans mes prières, merci pour ton si chouette témoignage, il reste tellement de chose maintenant à découvrir avec lui. Bonne route à toi!

  18. <<  |  <  |  >  |  >>  |  Lui répondre  |  Citer ce commentaire

    Merci à toi pour ce si beau billet, et un grand MERCI, encore et encore, à tous ces hommes qui s’engagent totalement pour nous servir au nom du Christ !

  19. <<  |  <  |  >  |  >>  |  Lui répondre  |  Citer ce commentaire

    Merci pour ce billet, remarquable.

  20. <<  |  <  |  >  |  >>  |  Lui répondre  |  Citer ce commentaire

    Et, au fait Chafouin, t’es pas censé te marier cette année, toi ? C’est une année fast pour tes parents, dis-moi !!

  21. <<  |  <  |  >  |  >>  |  Lui répondre  |  Citer ce commentaire

    Merci pour ton beau témoignage, mais tu sais, tu n’as pas perdu ton frère, tu verras au fil des mois, il va te revenir mais tellement différent.

    Tu sais, lorsque j’ai annoncé que j’entrais au monastère, ça n’a pas été la fête chez moi, même si ma famille est aussi chrétienne et croyante et pratiquante! Au début, les rencontres dans les parloirs, ce n’était pas la joie non plus: on se dit quoi lorsqu’on ne se voit que quelque fois par an? …en plus avec les petits de ma soeurs, mes neveu et nièce, je ne t’explique pas!

    Mais avec le temps, vient un autre type de relation tellement plus profond. On ne parle pas de la pluie et du beau temps lorsque les rencontres sont rares, ni des plate-bandes des voisins.

    Si la relation entre ton frère et toi existait déjà avant, et d’après ce que tu dis, c’est le cas, elle sera transfigurée! Et rassure-toi, ton frère a tout autant besoin de toi, de la complicité qui semblait être la vôtre, que toi de lui.

    Avec toi, je rends grâce à Dieu pour tout ce qu’il peut apporter de beau et de bien dans la vie d’un homme, d’une femme!

  22. <<  |  <  |  >  |  >>  |  Lui répondre  |  Citer ce commentaire

    @Louve

    Je dirais même plus : c’est mon petit frère qui doit nous marier… :-) Année faste, comme tu dis!

    @tous

    Merci des petits mots gentils.

  23. <<  |  <  |  >  |  >>  |  Lui répondre  |  Citer ce commentaire

    Juste une remarque sur le choix de la photo… Bien que j’ai dépassé l’âge de voir un de mes frères être ordonné mais pas encore tout à fait à l’âge de voir un de mes fils être ordonné, je n’ai pas non plus l’âge pour avoir connu la messe « dos au peuple » et bien que je respecte les personnes qui apprécient cette forme de célébration en restant aussi fidèles au pape, je ne me sens pas tellement concernée dans ces questions liturgiques et, me sentant vite dépassée par l’ampleur des argumentations, je vis simplement ma foi au travers les liturgies de ma paroisse de base et épisodiquement dans diverses communautés comme les Foyers de charité, l’Emmanuel et autres…Donc je n’ai que très très rarement assisté (participé?) à une Eucharistie « dos au peuple ». Peut-être cela me manque-t-il. En attendant de comprendre tous les arguments pour ou contre, etc,… je me fie au Saint Père et à l’évêque de mon diocèse. Et j’espère qu’un jour on pourra cesser d’opposer les formes liturgiques sans forcément uniformiser. En tout cas, je note que la photo choisie pour cet article émouvant évoque la liturgie dos au peuple. est-ce parce que le jeune prêtre évoqué a été ordonné dans une communauté pratiquant cette forme liturgique? MB. PS : que les liturges émérites du site pardonnent mes possibles maladresses de vocabulaire. je ne veux froisser personne ni provoquer 50 posts!

  24. <<  |  <  |  >  |  >>  |  Lui répondre  |  Citer ce commentaire

    @ MBF: C’est peut-être simplement parce que la chapelle où la messe est célébrée est aménagée comme ça…

    Par exemple, quand on part à l’étranger en pélé, et qu’on trouve une chapelle pour célébrer, il peut se trouver que l’autel soit orienté de cette manière. Ce n’est pas forcément une question de sensibilité, c’est parfois juste la configuration des lieux « qui fait que » (rien à voir avec une question de forme de rite).

  25. <<  |  <  |  >  |  >>  |  Lui répondre  |  Citer ce commentaire

    @MBF

    Comme l’a suggéré Laurence, c’est en effet la configuration de la chapelle qui était ainsi. J’ajoute que lorsqu’on célèbre la messe en privé, comme c’était le cas ici, il n’y a pas vraiment de « peuple » à qui tourner le dos!

    La photo utilisée ici n’est pas une illustration prétexte mais une vraie photo de sa toute première messe :-)

    Mais je ne crois pas qu’il ait une sensibilité « dos au peuple ». Et même s’il l’avait, j’avoue que ça ne me poserait aucune forme de problème…

  26. <<  |  <  |  >  |  >>  |  Lui répondre  |  Citer ce commentaire

    Merci pour ce beau billet. J’ai retrouvé un certain nombres d’émotions vécues lors de l’ordination de mon petit frère, émotions amplifiées chez moi parce qu’en plus je lui imposais les mains comme les autres prêtres présents à son ordination. Les 2 sentiments dominants étant : la joie d’avoir un frère de sang partageant le même sacerdoce, et la petitesse devant la grandeur de ce qui s’accomplissait.

  27. <<  |  <  |  >  |  >>  |  Lui répondre  |  Citer ce commentaire

    Très bel article. Continuons à prier avec ardeur pour que le Bon Dieu nous donne de saintes vocations sacerdotales et religieuses. Bravo aussi pour ce jeune prêtre qui n’a apparemment pas peur de célébrer « ad orientem ». Je sais, ce n’est pas ici le lieu adéquat pour parler de ce sujet… mais la Liturgie est très loin d’être secondaire dans la vie du chrétien. Vatican II rappelle à juste titre que c’est la source et le sommet dans la vie de l’Eglise. Que l’on puisse donc méditer ces quelques phrases du Cardinal Ratzinger :

    « La position du prêtre tourné vers le peuple a fait de l’assemblée priante une communauté refermée sur elle-même. Celle-ci n’est plus ouverte ni vers le monde à venir, ni vers le Ciel. La prière en commun vers l’Est ne signifiait pas que la célébration se faisait en direction du mur, ni que le prêtre tournait le dos au peuple – on n’accordait d’ailleurs pas tant d’importance au célébrant. De même que dans la synagogue tous regardaient vers Jérusalem, de même tous ensemble regardaient « vers le Seigneur ». Il s’agissait donc, pour reprendre les termes de J. A. Jungmann, un des pères de la Constitution sur la Liturgie de Vatican II, d’une orientation commune du prêtre et du peuple, conscients d’avancer ensemble en procession vers le Seigneur. Ils ne s’enfermaient pas dans un cercle, ne se regardant pas l’un l’autre mais, peuple de Dieu en marche vers l’Orient, ils se tournaient ensemble vers le Christ qui vient à notre rencontre » (cf : « L’Esprit de la liturgie », Cardinal Joseph Ratzinger).

  28. <<  |  <  |  >  |  >>  |  Lui répondre  |  Citer ce commentaire

    Que de temps et d’énergie perdus dans ces discussions…

  29. <<  |  <  |  >  |  >>  |  Lui répondre  |  Citer ce commentaire

    @ Koz:

    Bien d’accord … pffff…

  30. <<  |  <  |  >  |  >>  |  Lui répondre  |  Citer ce commentaire

    Magnifique témoignage, merci.

  31. <<  |  <  |  >  |  >>  |  Lui répondre  |  Citer ce commentaire

    @Koz : C’est un commentaire général à propos de l’activité de blogage ou bien c’est ciblé sur ce fil ?

  32. <<  |  <  |  >  |  >>  |  Lui répondre  |  Citer ce commentaire

    @Yogi

    Je pense que Koz parle des discussions sur les questions liturgiques…

  33. <<  |  <  |  >  |  >>  |  Lui répondre  |  Citer ce commentaire

    @ le chafouin: je pense que Yogui peine à réfréner utilement sa tendance naturelle vers le troll.

  34. <<  |  <  |  >  |  >>  |  Lui répondre  |  Citer ce commentaire

    @Koz : :-D Oh mais je réfrène, je réfrène, et ici tout particulièrement !

    Mais sincèrement je n’avais pas compris, sans doute suis-je moins sensible que vous au fait que ces questions liturgiques reçoivent une attention exagérée. Allons, je suis sûr que cet éclaircissement, permis par mon regard candide et mon questionnement débridé, aura été utile à d’autres lecteurs aussi !

  35. <<  |  <  |  >  |  >>  |  Lui répondre  |  Citer ce commentaire

    Et donc, vous vous demandiez, en toute sincérité, si je pensais que c’était ce billet et ses commentaires qui étaient inutiles, ou le fait même de tenir un blog. L’éclaircissement était bienvenu en effet.

  36. Mon interrogation était sincère, la façon de la présenter était en effet, selon l’oeil qui la considère, taquine ou trolleuse .. il est vrai qu’en ces lieux et vu mon passif, il était à parier que cette deuxième interprétation prévale. De cela, de mon aveuglement et de ma maladresse, je porte la responsabilité et la faute, je le confesse humblement.

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